(Shanghai) Après New York, le géant chinois du commerce en ligne Alibaba étudie la possibilité d’une deuxième cotation, cette fois à la Bourse de Hong Kong, qui pourrait lui permettre de lever 20 milliards de dollars, a indiqué mardi l’agence financière Bloomberg.

Agence France-Presse

L’opération aurait pour but d’ouvrir de nouveaux canaux de financement pour le groupe, dont la cotation à Wall Street en 2014 avait permis de lever 25 milliards de dollars, dans la plus importante introduction boursière de l’histoire.

Alibaba pourrait effectuer une demande officielle à la Bourse de Hong Kong dès le deuxième semestre de 2019, selon Bloomberg, qui cite des personnes proches du dossier ayant souhaité garder l’anonymat.

Interrogé par l’AFP, un porte-parole du groupe chinois a indiqué que l’entreprise ne répondait pas aux « rumeurs ».

La Chine encourage ses géants du secteur technologique à être cotés sur des Bourses nationales, notamment sur une future plateforme boursière basée à Shanghai et qui s’apparentera à l’indice NASDAQ.

L’information de Bloomberg intervient en pleine escalade de la guerre commerciale entre Pékin et Washington, l’administration Trump venant d’interdire aux entreprises américaines de fournir des technologies à Huawei, le géant privé chinois des téléphones.

Le groupe de télécoms est depuis 2018 dans le viseur des États-Unis, qui disent le soupçonner de permettre aux services de renseignements chinois d’utiliser son matériel pour espionner les communications sur les réseaux mobiles dans le monde.

Alibaba a profité à plein du phénoménal appétit des consommateurs pour le commerce en ligne – un sport national en Chine – et est devenue l’une des entreprises du monde à la plus forte capitalisation boursière.