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Un rôle clé pour TM4 à l'étranger

Un moteur de la série SUMO MD, pour... (PHOTO Martin Chamberland, LA PRESSE)

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Un moteur de la série SUMO MD, pour véhicules commerciaux de poids moyen à lourd, avant qu'il ne soit inspecté et testé.

PHOTO Martin Chamberland, LA PRESSE

Emmanuelle Gril

Collaboration spéciale

La Presse

La filiale d'Hydro-Québec TM4 est promise à un bel avenir si on en croit le dernier plan stratégique de la société d'État déposé la semaine dernière. L'entreprise, qui connaît déjà un certain succès en Europe, en Inde, aux États-Unis et en Chine grâce à sa technologie de moteur électrique, est appelée à accroître sa présence sur les marchés internationaux. Tour d'horizon.

TM4 développe et commercialise des moteurs électriques et des systèmes de contrôle offrant parmi les meilleurs rendements de l'industrie. Cette performance s'explique par la topologie du moteur à rotor externe - le rotor tourne à l'extérieur du stator alors que c'est l'inverse habituellement - qui produit un plus grand flux magnétique.

Il faut dire que l'entreprise de Boucherville fondée en 1998 s'appuie sur des bases solides, puisqu'elle a repris et poursuivi les travaux de l'Institut de recherche d'Hydro-Québec qui sont à l'origine du moteur-roue.

L'ACCENT SUR LES AUTOBUS

Bien que TM4 soit à l'oeuvre dans différents secteurs, celui de l'électrification des transports publics l'occupe particulièrement. « Nous avons plusieurs projets destinés aux autobus de ville », explique le directeur général Robert Baril.

C'est d'ailleurs le savoir-faire québécois qui propulsera dès cette année 250 autobus dans les rues de Pékin, en Chine. La coentreprise créée par TM4 avec la chinoise Prestolite a en effet décroché le contrat de fabrication des systèmes de motorisation électrique équipant les bus de 12 à 18 m de la société Foton. Ces débuts prometteurs laissent présager de beaux lendemains dans le gigantesque marché asiatique.

Plus près de chez nous, Nova Bus entame ces jours-ci à Saint-Eustache la production de trois autobus équipés des chaînes de traction TM4 SUMO. Ces Nova LFSe entreront en service à l'hiver 2016-2017, dans le cadre d'une entente conclue avec la Société de transport de Montréal pour le projet Cité Mobilité.

Quelques dizaines d'autobus scolaires électriques de l'entreprise Lion, les e-Lion, ayant une autonomie de 120 km, sillonnent aussi les routes du Québec avec une technologie TM4.

La filiale d'Hydro-Québec a également d'autres projets d'autobus électriques en Europe et aux États-Unis, mais c'est le marché asiatique qui semble particulièrement prometteur.

« Nous avons déjà 5 % de parts de marché en Chine et nous visons 15 %. Le potentiel est énorme dans ce pays où, en une seule année, jusqu'à 100 000 autobus électriques peuvent être mis en circulation. » 

- Robert Baril, directeur général de TM4

Car si TM4 a de féroces concurrents chinois, la société québécoise se démarque par sa maîtrise de l'électronique et des différents logiciels liés au moteur électrique.

MISER SUR LES PETITS CAMIONS ET LES VOITURES

L'électrification des camions pourrait aussi générer d'importantes retombées. « La pollution est un enjeu préoccupant en Chine et en Inde. Électrifier les camions de livraison et les petits camions utilisés dans les zones urbaines aiderait considérablement à la réduire », dit M. Baril.

En ce qui concerne l'automobile électrique, TM4 a mis au point la chaîne de traction MOTIVE, qui peut aussi équiper des véhicules récréatifs. L'entreprise a conclu des ententes avec des constructeurs à l'étranger, notamment avec le géant indien Tata Motors pour son Indica Vista EV, il y a quelques années. C'est également à elle que l'on doit les moteurs-roues de la voiture concept Citroën C-Métisse en 2006.

Elle passera toutefois à la vitesse supérieure grâce à une entente annoncée à Davos en janvier dernier par le premier ministre Philippe Couillard, lors du Forum économique mondial. Dans le cadre d'une coentreprise réunissant PSA Peugeot Citroën, Exagon Motors, Hydro-Québec et le gouvernement du Québec, TM4 sera en effet amenée à concevoir un nouveau système de motorisation électrique basé sur sa chaîne de traction MOTIVE. « Le Groupe PSA veut créer la prochaine génération de voitures électriques, pour faire concurrence à Tesla notamment. Dans le cadre de cette entente, nous contribuerons au développement de composants pour véhicules électriques haute performance », se réjouit Robert Baril, qui espère que la technologie de TM4 continuera à faire des adeptes.




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