Dans les universités québécoises, la recherche et l'innovation se manifestent aussi dans le foisonnement de nouveaux programmes. L'accent mis sur la gestion témoigne d'un besoin croissant de compétences administratives dans tous les secteurs d'activité. Survol des nouveaux champs d'études.

Mis à jour le 12 nov. 2013
Martine Letarte LA PRESSE

Un volet sur les saines habitudes de vie est maintenant intégré au MBA pour cadres (EMBA) de l'École de gestion John-Molson de l'Université Concordia.

«Les cadres vivent souvent beaucoup de stress, et nous leur offrons maintenant, avec notre EMBA, la possibilité de développer, en plus de solides compétences en gestion des affaires, des habiletés secondaires pour mieux vivre avec leur rythme de vie effréné», explique Stéphane Brutus, doyen associé, programmes d'études supérieures et recherche, à l'École de gestion John-Molson de l'Université Concordia.

Pour y arriver, les experts du Centre PERFORM, qui se spécialise dans la recherche multidisciplinaire dans le domaine des saines habitudes de vie, sont mis à contribution.

«Par exemple, on peut présenter aux étudiants les résultats de recherches réalisées sur les meilleurs choix nutritifs à faire pour être plus productif, indique Stéphane Brutus. Comme on mange tous ensemble, une nutritionniste peut donner une conférence pendant l'heure du dîner en prenant des exemples dans le buffet servi.»

Un suivi individuel en nutrition est aussi offert aux étudiants. Ils sont également invités à tenter différentes expériences.

«Par exemple, un spécialiste de l'exercice physique est venu faire bouger les étudiants pendant la pause, souligne M. Brutus. La recherche nous apprend qu'il faut réactiver ses muscles et sa circulation sanguine après avoir été assis pendant plusieurs minutes pour être capable de bien se concentrer par la suite, mais rien n'est plus convaincant que de le vivre.»

Les étudiants ont aussi accès au centre sportif de l'université, et le Centre PERFORM leur offre de réaliser une évaluation poussée de leur forme physique.

«Ils reçoivent ensuite un programme d'exercice et, un an plus tard, ils seront invités à faire une deuxième évaluation, ajoute Stéphane Brutus. Les étudiants peuvent aussi porter un accéléromètre pour mesurer leur taux d'activité quotidien et obtenir de la rétroaction. L'objectif est d'inculquer de saines habitudes de vie à ces cadres très occupés qui passent deux ans avec nous pour compléter l'EMBA. Nous commençons à implanter l'approche, qui sera encore plus présente l'an prochain.»