Université du Québec à Rimouski rime avec technologie. En effet, l'institution a créé le premier programme de baccalauréat en enseignement totalement en ligne. Elle aura également sous peu un tout nouveau laboratoire pour explorer les fonds marins un peu partout dans le monde.

Mis à jour le 13 nov. 2012
Nathalie Côté, collaboration spéciale LA PRESSE

Les cours sur le web avaient commencé à faire leur place dans le baccalauréat en enseignement professionnel depuis un moment. Mais ce dernier vient d'être reconnu comme programme totalement en ligne par le ministère de l'Éducation du Québec (MELS).

Actuellement, 650 étudiants de partout au Québec suivent ce programme. «Les trois quarts sont des enseignants des centres de formation professionnelle. Ce sont des spécialistes de contenu. Ils doivent maintenant faire un baccalauréat en enseignement, indique Marie Alexandre, responsable du programme. Les autres sont des personnes encore actives dans leur industrie, mais qui veulent devenir enseignants en formation professionnelle.»

Il va sans dire que pour ces étudiants, la formation en ligne constitue un avantage de taille pour concilier travail, famille et études. «Les cours sont offerts de façon asynchrone, c'est-à-dire que les étudiants peuvent accéder au contenu n'importe quand. Ils n'ont pas à être devant leur écran à un moment précis», souligne Mme Alexandre. Différents outils comme un forum de discussion, la vidéoconférence, le courriel et le téléphone permettent aux étudiants de communiquer entre eux et avec leurs professeurs. De plus, tout le matériel de cours est en format numérique.

Ce baccalauréat permet d'enseigner dans l'un des 140 programmes de formation professionnelle du Québec.

Étudier les fonds marins de l'Amérique

Par ailleurs, l'Institut des sciences de la mer de l'UQAR pourra dès l'été prochain étudier les effets du réchauffement climatique et de la contamination par les hydrocarbures sur les algues à Rimouski. Le financement du projet n'est pas terminé, mais à lui seul, le laboratoire mobile coûtera environ 660 000$.

«L'avantage avec ce type d'équipement, c'est que toutes les variables sont contrôlées, comme dans un vrai laboratoire, mais en milieu naturel. Et comme il est dans deux gros conteneurs, on peut le transporter», note Gustavo Ferreyra, chercheur à l'origine du projet. Le laboratoire peut émettre par satellite, ce qui permet l'accès aux données en temps réel.

Plusieurs universités sont partenaires. Le laboratoire voyagera en Argentine, au Brésil et au Mexique. Éventuellement, il pourrait même être utilisé dans les régions polaires (en été seulement). Les chercheurs et les étudiants des différentes institutions pourront en bénéficier. L'équipement peut aussi être adapté facilement pour réaliser d'autres types de recherches.