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La vie de couple améliore les finances

Éric Lebel, conseiller en redressement financier chez Raymond... (PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE)

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Éric Lebel, conseiller en redressement financier chez Raymond Chabot Grant Thornton, souligne qu'après un divorce ou une séparation, les dépenses individuelles explosent et l'endettement excessif finit trop souvent par frapper de plein fouet.

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

Yvon Laprade

Collaboration spéciale

La Presse

Pour bien gérer ses finances et faire de bons placements, il faut avoir l'esprit en paix et la tête aux affaires. À l'inverse, les gens perturbés et anxieux peuvent s'avérer, contre leur gré, de bien mauvais investisseurs.

En d'autres termes, si vous êtes heureux dans la vie, vous décuplez vos chances de prendre la bonne décision quand vient le moment d'effectuer un placement.

Et si vous avez, en prime, un conjoint ou une conjointe avec qui vous partagez le même toit et les mêmes ambitions, vous mettez toutes les chances de votre côté.

Relation stable

«Ça vaut la peine - et le coût - de se faire une blonde ou un chum, à la condition, bien entendu, de vivre une relation amoureuse stable et harmonieuse!», lance Éric Lebel, conseiller en redressement financier chez Raymond Chabot Grant Thornton.

Il ne fait pas de l'ironie, bien au contraire. Tous les jours, il voit entrer dans son bureau des hommes et des femmes confrontés au scénario du pire, avec un bilan personnel dans un piètre état.

«Les séparations et les divorces ne sont pas les seules causes de leurs malheurs, mais ces ruptures entraînent des troubles financiers qui peuvent mener à des faillites personnelles», rappelle le comptable agréé et syndic.

La séparation

Du point de vue financier, la vie de couple permet de partager les dépenses.

«Le coût de vie mensuel [logement, vêtement, auto, nourriture, loisirs] est d'environ 2400$, estime M. Lebel. On convient que la facture est généralement partagée à deux. Le jour de la séparation, cette facture grimpe à 4000$, c'est-à-dire 2000$ pour l'homme et 2000$ pour la femme.»

Du coup, les dépenses explosent et l'endettement vous frappe de plein fouet, ajoute-t-il. Cette «spirale infernale» a fait perdre le sommeil à 39 000 Québécois, l'an dernier. La maladie, la perte d'un emploi, le divorce, mais aussi les mauvais placements se retrouvent en haut de la liste noire.

«Ce sont des gens qui deviennent insolvables et qui nous demandent, comme on envoie un S.O.S.: «Peux-tu m'aider à me sortir de là?» »

Sortir son REER: erreur!

Il va sans dire que les clients d'Éric Lebel n'ont pas tous le même profil et que, par conséquent, les remèdes à administrer pour les remettre sur pied varient en fonction de leur capacité à réévaluer leurs finances.

«Mais on voit trop de monde puiser dans leur REER [régime enregistré d'épargne-retraite] pour subvenir à leurs besoins, pour payer les dépenses quotidiennes, quand les choses se mettent à mal tourner, déplore le comptable agréé. Certains vident leur REER pour survivre, mais ça ne marche pas. C'est la pire chose à faire, et c'est comme ça qu'on s'enlise.»

Son conseil: ne touchez pas à vos REER, même dans le pire des scénarios. Parce que depuis 2008, ajoute-t-il, ils sont insaisissables.

«On les garde là en vue de la retraite et on prend le temps de se relever financièrement», précise-t-il.

NOMBRE DE PARTICULIERS INSOLVABLES

2011: 36 300

2012: 35 600

2013: 39 000

2014: 39 000

Source: Bureau du surintendant des faillites




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