55 ans

Le temps de se préparer

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François Morin, vice-président régional, Est du Canada, Gestion de patrimoine TD - Planification financière.

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À 55 ans, si on n'a pas encore commencé à vraiment s'occuper de sa retraite, il faut s'y mettre. Il y a le volet financier à considérer, mais aussi le volet psychologique. Deux spécialistes donnent quelques recommandations pour gérer ses finances à 55 ans.

Recourir à un conseiller financier

Suzie Labbé, planificatrice financière, Financière Sun Life, remarque que la majorité des gens n'ont pas de conseiller financier.

«À 55 ans, il faut en trouver un, affirme-t-elle. On arrive à une période de sa vie où on aura plus de temps pour suivre ses affaires, même si on n'en aura peut-être pas plus le goût! C'est bien d'arrêter de faire l'autruche. Plusieurs ne pensent pas à leur retraite pour ne pas stresser, mais je crois que, au contraire, avoir une meilleure idée d'où on s'en va est sécurisant.»

Définir sa retraite

Il est temps de définir son projet de retraite dans les grandes lignes.

«Le concept de retraite a beaucoup évolué, affirme Suzie Labbé. Aujourd'hui, c'est très rare qu'on arrête complètement de travailler à 55 ans. Plusieurs personnes travaillent à temps partiel. Certains ont le projet de partir un an en véhicule motorisé, par exemple, puis de revenir travailler dans un autre domaine.»

«Planifier sa retraite a un côté émotionnel important», remarque François Morin, vice-président régional, Est du Canada, Gestion de patrimoine TD - Planification financière.

«Il faut prendre le temps de réfléchir à ses rêves, à ses aspirations, ajoute-t-il. Cela influence beaucoup les recommandations par la suite.»

Réaliser un plan financier et fiscal

«À 55 ans, ça prend au minimum un plan de retraite en bonne et due forme, mais je suggère toujours une planification financière globale et intégrée incluant notamment la planification fiscale et successorale», affirme François Morin.

Pour éviter de s'enfarger dans les fleurs du tapis, Suzie Labbé conseille à ses clients de tenir compte de leurs dépenses obligatoires comme l'hypothèque, la voiture, etc.

«Lorsqu'on regarde ses dépenses obligatoires, parfois on réalise que certaines sont exagérées pour ses moyens, comme une location de voiture à 1200$ par mois, dit-elle. On peut décider de les revoir à la baisse. Le plan financier doit couvrir ce minimum en prévoyant un taux d'intérêt modeste. On envisage le scénario le plus défaitiste pour pouvoir avoir seulement de belles surprises. Si on voit qu'on n'y arrivera pas, on repousse le moment de la prise de retraite.»

Assurance soins de longue durée

«Les gens ont souvent certaines assurances à leur travail, mais le jour où ils prendront leur retraite, ils les perdront, remarque Suzie Labbé. L'assurance soins de longue durée peut permettre d'obtenir des soins à domicile et ainsi de rester à la maison même si on perd de l'autonomie.»

Toutefois, il faut penser à prendre cette assurance quand on est en bonne santé.

«À 55 ans, l'assurance est moins chère que si on la prend sur le tard», ajoute Mme Labbé.

Marge de crédit hypothécaire

Il faut faire attention au crédit, surtout près de la retraite, mais une marge de crédit hypothécaire peut être intéressante pour une personne retraitée qui sait gérer ses finances, d'après Suzie Labbé.

«Le taux d'intérêt est moindre que sur une carte de crédit, et en cas de pépin, ça peut dépanner, dit-elle. C'est préférable d'en faire la demande alors qu'on est toujours en emploi et qu'on a des revenus réguliers.»




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