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Plan Nord: lumière sur le développement durable

Le concept préliminaire du nouvel Institut nordique du... (Image fournie par l'Université Laval)

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Le concept préliminaire du nouvel Institut nordique du Québec, qui sera construit sur le campus de l'Université Laval, à Québec.

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Emilie Laperrière

Collaboration spéciale

La Presse

L'exploitation de ressources non renouvelables semble difficilement conciliable avec le développement durable. Ce n'est toutefois pas l'avis de Robert Sauvé. En entrevue avec La Presse, le président-directeur général de la Société du Plan Nord décortique son Plan d'action de développement durable déposé il y a quelques jours.

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Le PDG de la Société du Plan Nord, Robert Sauvé

Photo fournie par la Société du Plan Nord

Quelles sont les grandes lignes du Plan de développement durable 2017-2020 de la Société du Plan Nord ?

Tout d'abord, il faut souligner que tout le Plan Nord est un projet de développement durable. C'est à la base de notre approche. Ça nous oblige à travailler dans des projets économiques tout en ayant en tête qu'il y a des populations concernées, des dimensions sociales et communautaires. On veut être irréprochables en ce qui concerne la protection de l'environnement et de la biodiversité. Notre plan nous a permis d'apporter des précisions, d'expliquer ce que ça implique au quotidien.

Le Fonds d'initiatives du Plan Nord tient compte des 16 principes de développement durable dans l'analyse des projets qu'il subventionne. Ça se traduit également dans les projets que nous choisissons. Nous informons les investisseurs et les entreprises de leur responsabilité sociale. Le message a bien passé puisqu'on a maintenant des projets, comme les mines Éléonore et Stornoway, qui sont exemplaires en ce qui concerne le lien avec les autochtones sur le territoire, la préoccupation d'avoir des retombées locales et régionales et le respect des règles environnementales.

Y a-t-il déjà des actions concrètes ?

Nous sommes en train de mettre en place l'Institut nordique du Québec, en collaboration notamment avec les universités Laval, McGill et l'INRS. La question environnementale sera très présente dans les activités de recherche que l'on soutiendra. Trois chaires de recherche sont déjà en exploitation. Le complexe scientifique ouvrira en 2020. Des bureaux satellites, dont un à Kuujjuaq, seront aussi construits.

Le gouvernement a également un engagement très ambitieux : 50 % du territoire du Plan Nord sera utilisé à des fins non industrielles, au respect de la biodiversité et à la protection de l'environnement. Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques a la responsabilité d'atteindre l'objectif de 20 % d'aires protégées d'ici 2020 et nous participons à cette démarche. Les communautés sur le territoire sont très impliquées. Une quarantaine de sites sont en analyse et des dizaines de milliers de kilomètres sont en préparation.

Nous coprésidons le comité pour déterminer comment baliser le 30 % restant. Celui-ci compte des représentants des groupes environnementaux, des autochtones, de la population locale et des représentants de tous les secteurs économiques.

Nous participons aussi à la transition énergétique du Nord. Vingt et une communautés ne sont pas branchées au réseau d'Hydro-Québec et leur électricité est produite par des centrales thermiques fonctionnant au diesel. Nous travaillons avec elles pour remplacer graduellement ces centrales par des énergies renouvelables. La société minière Raglan a construit de son côté il y a deux ans une éolienne de 3 MW qui lui a permis de sauver 3,2 millions de litres de diesel par an. Nous l'avons aidée dans ce projet. On sait maintenant qu'une éolienne peut fonctionner même à - 52 degrés !

Gros-Mécatina, exemple de développement durable

Le village d'à peine 400 habitants de la Basse-Côte-Nord a connu une période difficile quand l'usine de transformation des produits de la mer a fermé ses portes en 2011. Depuis trois ans, la municipalité s'est tournée vers l'agriculture. « Ils font pousser des légumes et font la culture de la camerise et de la chicoutai. Ça a redynamisé le village et créé des emplois. Ils agrandissent le territoire année après année. Ils ont aussi construit une serre pour le démarrage des plants. On les a soutenus dans cette initiative avec du financement et de l'expertise technique », raconte Robert Sauvé.




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