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Choisir le MBA pour se lancer en affaires

C'est ici, à l'ACET, l'accélérateur d'entreprises technologiques de... (Crédit: Spectre Média: Jessica Garneau)

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C'est ici, à l'ACET, l'accélérateur d'entreprises technologiques de l'Université de Sherbrooke, que Guillaume Fournier travaille au démarrage de son entreprise dans le cadre de son MBA.

Crédit: Spectre Média: Jessica Garneau

Martine Letarte

Collaboration spéciale

La Presse

De retour à Sherbrooke après avoir vécu quelques années en France, Guillaume Fournier souhaitait lancer une nouvelle entreprise dans le domaine de l'internet des objets pour révolutionner l'industrie manufacturière. Il cherchait des contacts, de l'accompagnement, du financement et des talents. Pour arriver à relever ces nombreux défis, il s'est inscrit au nouveau MBA avec stage et mentorat de l'Université de Sherbrooke. Il a démarré le programme à l'automne et, déjà, son projet a grandement cheminé.

« En plus d'être mis dans un terreau fertile pour favoriser la rencontre d'industriels, de professeurs chercheurs, d'investisseurs potentiels et d'autres étudiants aux horizons très différents, le MBA me permet de bien comprendre le monde des affaires canadien et me donne de bonnes connaissances, notamment en finance, en marketing et en ressources humaines », énumère Guillaume Fournier, qui a eu une entreprise de consultation dans le domaine des logiciels pour des entreprises manufacturières en France, avant de la vendre afin de revenir s'établir au Québec avec sa femme sherbrookoise et leurs quatre enfants.

Après avoir intéressé quelques clients et investisseurs à son projet, Guillaume Fournier a réussi à convaincre l'ACET, l'accélérateur d'entreprises technologiques de l'Université de Sherbrooke, de le prendre sous son aile. Il y sera hébergé gratuitement en échange d'une part du capital-actions. L'organisme lui fournit aussi des coachs, notamment pour la création de la convention des actionnaires et l'enregistrement de l'entreprise, une étape sur le point d'être terminée. L'entreprise s'appellera IOT Express, pour Internet of Things.

L'internet des objets pour les PME

L'objectif de Guillaume Fournier, 43 ans, diplômé d'une école de génie en France, c'est de rendre accessible l'internet des objets aux PME manufacturières du Québec.

« Si vous connectez par exemple un véhicule électrique à l'internet pour récupérer toutes les données d'utilisation, comme la vitesse roulée et la charge de la batterie, vous pouvez mieux comprendre l'utilisation que font les clients et, donc, travailler plus efficacement à améliorer le produit », explique-t-il.

Il parle de véhicule électrique ici, mais il pourrait aussi s'agir d'un véhicule tout-terrain ou d'une tondeuse à gazon. Ou encore d'équipements industriels.

« De plus en plus, les fournisseurs d'équipements vendent une capacité de production à leurs clients en leur garantissant qu'ils pourront produire tant à l'heure, explique-t-il. Pour anticiper des problèmes, entre autres, ils ont avantage à récolter les informations d'utilisation de la machine. »

Embauche de stagiaires

Plutôt que d'aller en stage dans une entreprise, Guillaume Fournier passera toute la session d'été à lancer son entreprise. Pour l'aider à relever le défi, il a embauché un stagiaire postdoctoral et deux étudiants à la fin de leur maîtrise en génie informatique. Ils devront réaliser l'étude de marché et la preuve de concept.

« Nous connecterons à internet des produits de nos clients partenaires et nous analyserons les données pour ensuite trouver un mode qu'on pourra démultiplier dans les PME », explique celui qui aime particulièrement réaliser son MBA avec des gens de générations différentes.

« Le plus jeune a 25 ans et l'aîné a 52, et nous devons travailler en équipe diversifiée, alors c'est une expérience hyper riche qui m'aidera aussi dans la gestion de mon entreprise », affirme-t-il.

Ensuite, IOT Express réalisera une autre ronde de financement auprès d'investisseurs.

En septembre, Guillaume Fournier devra retourner sur les bancs d'école pour le volet stratégie du programme. Mais pendant que les autres étudiants du MBA réaliseront leur projet stratégique dans une grande entreprise choisie par la direction du programme, il pourra réaliser le sien dans son entreprise, avec ses stagiaires qu'il prévoit embaucher.

Il vise une commercialisation pour le début de 2018.




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