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MBA: les universités misent sur le « facteur diversité »

En plus d'exiger au moins 10 ans d'expérience... (Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse)

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En plus d'exiger au moins 10 ans d'expérience de travail, dont au moins cinq en gestion, et des aptitudes naturelles en leadership, il faut pouvoir débourser près de 90 000 $ pour s'inscrire à l'EMBA offert conjointement par l'Université McGill et HEC Montréal.

Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse

Martine Letarte

Collaboration spéciale

La Presse

Le monde est diversifié, globalisé et, plus que jamais, les gestionnaires et hauts dirigeants d'entreprises doivent savoir tirer profit de cette richesse. Par différentes stratégies de marketing, des bourses ou encore la mise en place de partenariats ou de nouvelles offres de cours, les programmes de MBA offerts dans la métropole tentent de former des cohortes d'étudiants qui reflètent cette diversité.

N'entre pas qui veut à l'EMBA (MBA pour cadres) offert conjointement par l'Université McGill et HEC Montréal. En plus d'exiger au moins 10 ans d'expérience de travail, dont au moins cinq en gestion, et des aptitudes naturelles en leadership, il faut pouvoir débourser près de 90 000 $ pour s'inscrire à ce programme complètement privé. Or, dès le départ, il n'était pas question pour les bâtisseurs de l'EMBA de se retrouver avec des cohortes composées seulement d'hommes blancs à l'oeuvre dans de grandes multinationales.

« Nous tenions à avoir une diversité notamment parce que l'approche pédagogique en classe tire avantage de l'expérience des gens afin de relier la théorie et la pratique », explique Alain Pinsonneault, codirecteur de l'EMBA McGill-HEC Montréal.

L'ATTRAIT DES BOURSES

Plusieurs stratégies ont été mises en place pour atteindre cet objectif : participation à différentes conférences pour attirer des clientèles cibles, comme les femmes et les entrepreneurs. Cette année d'ailleurs, le programme a réussi à attirer pour la première fois 50 % de femmes.

Une bourse pour les organismes à but non lucratif (OBNL) a aussi été mise en place et elle attire chaque année plusieurs candidatures, notamment issues du milieu culturel.

Une autre bourse a été créée pour les gens des communautés autochtones.

« Il y a des défis, nous avons dû y développer notre réseau de contacts, mais presque chaque année, nous réussissons à obtenir au moins un gestionnaire issu des Premières Nations », se réjouit M. Pinsonneault, également professeur à la faculté de gestion Desautels de l'Université McGill.

Par exemple, Manon Jeannotte est devenue chef du conseil de la Nation Micmac de Gespeg pendant qu'elle faisait l'EMBA.

Une fois réunis, ces gens d'horizons très différents sont amenés à échanger.

« Parfois, les gens des OBNL arrivent avec le syndrome de l'imposteur, mais rapidement, ils réalisent qu'ils n'ont pas été sélectionnés pour rien, affirme Alain Pinsonneault. Ils apprennent énormément au reste du groupe parce qu'ils sont habitués à faire de grandes réalisations avec des budgets minuscules. »

ESG UQAM EN PARTENARIAT AVEC L'ETS

Deux nouveaux cours en innovation et entrepreneuriat ont été lancés cet hiver grâce à une collaboration entre l'École des sciences de la gestion (ESG) de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et l'École de technologie supérieure (ETS).

« Nous offrons ces cours pour les gens qui ont la fibre entrepreneuriale, mais qui n'ont pas encore trouvé leur idée pour se lancer en affaire », affirme Guy Cucumel, directeur du MBA pour cadres de l'ESG UQAM.

Les cours sont donnés en équipe par un professeur de l'ETS et par un de l'ESG UQAM. Afin d'enrichir les forces présentes dans les classes, elles accueillent aussi des étudiants de la maîtrise en innovation de l'ETS.

Le premier cours sert à créer des liens entre les étudiants afin de faire émerger quelques projets porteurs.

« Dans le deuxième cours, qui commencera sous peu, les équipes formées travailleront à mettre l'idée en marché et on prévoit faire des présentations auprès d'investisseurs », affirme M. Cucumel.

NOUVEAU FORMAT POPULAIRE À CONCORDIA

Le nouveau programme de MBA de l'Université Concordia resserré à 45 crédits fait son effet : il a attiré 45 % plus d'inscriptions cette année qu'à pareille date l'an dernier pour l'ancienne mouture. De plus, les inscriptions se poursuivent pour les étudiants canadiens.

Pour se qualifier, en plus des critères habituels, les étudiants doivent aussi maintenant enregistrer une entrevue en ligne. L'objectif est de permettre aux candidats de se distinguer grâce à un autre volet de leur personnalité.

Le programme commence à l'automne et peut être fait à temps plein ou à temps partiel, de jour ou de soir, avec des admissions également à l'hiver.

MCGILL A VISÉ JUSTE AVEC L'ANALYTIQUE D'AFFAIRES

La nouvelle concentration en analytique d'affaires du MBA de l'Université McGill a attiré environ 20 % des étudiants pour une première année d'implantation. Les autres concentrations offertes sont finance, marketing, ainsi que stratégie internationale et leadership. Cinq cours des dix du programme sont consacrés à la concentration. À temps plein, les étudiants terminent le programme en trois ou quatre sessions.

PLUS DE COURS OPTIONNELS À HEC MONTRÉAL

Valorisation des mégadonnées, entreprise sociale, éthique en finance : voilà des exemples de cours optionnels fraîchement conçus par HEC Montréal pour les étudiants au MBA. Ils sont créés en fonction des grands enjeux actuels du milieu des affaires et pour susciter l'intérêt de candidats diversifiés.

L'école de gestion a aussi décidé d'offrir dorénavant une plus grande flexibilité aux étudiants à temps partiel en leur donnant le choix de commencer le programme en septembre, alors que la rentrée habituelle est en mai.




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