Le programme de MBA-CMA est très populaire auprès de la clientèle immigrante puisqu'il reconnaît plusieurs formations acquises à l'étranger et il donne un diplôme de deuxième cycle dont les deux titres jouissent d'une grande reconnaissance.

Martine Letarte, collaboration spéciale LA PRESSE

Augustin Kazadi, qui été consultant pour les Nations unies à Paris et directeur des ventes pour une entreprise à Kinshasa, République démocratique du Congo, espère que le programme lui sera utile. «Lorsque je suis arrivé au Québec en 2008, j'ai compris qu'il fallait que je retourne à l'université pour reprendre une position de leader», affirme-t-il.

Jusqu'à maintenant, il affirme que le programme de formation lui donne beaucoup. «L'Europe, l'Afrique et maintenant, l'Amérique du Nord, c'est trois mondes! Je dois maîtriser tout le système, mais aussi, la matière théorique, parce que j'ai une formation de juriste et que j'avais appris le travail de gestionnaire par la pratique.»

Pour sa part, Yasmin Rivera a fait son baccalauréat à HEC Montréal, mais elle a quitté le pays par la suite et lorsqu'elle est revenue après six ans, elle a senti le besoin d'aller chercher une formation de deuxième cycle. «Le marché avait changé et un bac ne suffisait plus pour obtenir un poste qui m'intéressait. Ça me prenait un titre comptable ou un MBA. Lorsque j'ai appris l'existence du programme, je me suis dit que j'allais faire d'une pierre deux coups», affirme celle qui occupe maintenant le poste de chef de service des finances, ventes mondiales, chez Air Canada.

Auparavant, elle travaillait en finance dans des institutions financières. «Une fois mon diplôme en poche, je suis allée chez CAE en comptabilité corporative. Je n'aurais jamais pu avoir ce poste sans mon titre comptable.»

Pour Yasmin Rivera, le programme a clairement élargi ses perspectives de carrière. «Ça m'a ouvert plusieurs portes et dans mon travail actuel, les deux volets de ma formation me sont très utiles.»