Le programme pour cadres MBA- CMA existe depuis une dizaine d'années, mais il ne cesse de gagner en popularité. Si bien, qu'en plus de l'UQAM et de l'Université du Québec en Outaouais, le programme s'offrira dès l'automne à l'Université du Québec à Rimouski, campus de Lévis.

Martine Letarte, collaboration spéciale LA PRESSE

«Le programme est populaire, parce qu'il répond vraiment aux besoins du marché», croit Micheline Renault, responsable du programme à l'UQAM.

C'est aussi, d'après Ginette Bourbonnais, coordonnatrice, conception et rédaction à l'Ordre des comptables en management accrédités (CMA) du Québec, une formation unique en son genre qui permet vraiment d'atteindre de nouveaux sommets.

«Il y a bien des gens qui travaillent dans le domaine de l'administration depuis plusieurs années et à un moment donné, ils se rendent compte qu'ils plafonnent parce qu'ils n'ont pas de titre comptable», affirme-t-elle.

Micheline Renault croit aussi qu'à un moment donné, le titre comptable est essentiel dans une carrière. «Les transactions sont de plus en plus complexes, les normes comptables changent, l'évolution de la pratique va très vite et l'expérience qu'on acquiert dans le quotidien ne suffit plus. Il faut une accréditation extérieure pour reconnaître l'ensemble de ses connaissances comptables.»

La professeure Renault remarque aussi que bien des gens finissent par occuper des fonctions comptables par l'évolution naturelle de leur carrière. Un exemple typique: un ingénieur qui devient directeur de production ou directeur d'usine.

«Là, ils sont appelés à travailler avec des chiffres, explique-t-elle. Il y a tout un langage de comptabilité avec lequel ils doivent apprendre à travailler. On peut baragouiner, mais à un moment donné, ça ne suffit plus. D'autant plus que mal connaître un langage peut être une source d'erreur potentielle.»

On retrouve donc bien des gens avec des formations appliquées dans le programme de MBA-CMA.

D'autres travaillent dans un secteur spécifique de la finance et ils veulent gravir les échelons. Pour y arriver, ils ont besoin d'aller chercher d'autres compétences. Par exemple, un analyste financier ou un spécialiste du financement d'entreprises qui souhaite devenir VP finance.

Enfin, lorsqu'on atteint un poste de gestion dans le domaine de la finance, maîtriser le langage comptable n'est pas suffisant. «D'où l'importance du volet MBA, où on ouvre les perspectives des étudiants sur tout ce qui touche aux ressources humaines, à la stratégie, aux systèmes d'information, etc.», souligne Mme Renault.