On connaît bien la clientèle francophone de HEC Montréal, mais on connaît moins celle qui est anglophone. Pourtant, elle commence à prendre une certaine ampleur, particulièrement dans certaines cohortes du MBA.

Martine Letarte, collaboration spéciale LA PRESSE

«Pour le MBA intensif d'un an que nous donnons en anglais, nous avons en ce moment trois groupes, soit plus de 100 étudiants», affirme Jacques Roy, directeur du MBA à HEC Montréal.

Une bonne partie de ces étudiants est originaire d'ici, des anglophones et des francophones qui veulent améliorer leurs compétences en anglais, mais une bonne partie provient aussi de l'étranger.

«En incluant les résidants du Canada qui arrivent d'un autre pays, nous évaluons qu'environ 60% des étudiants du MBA intensif en anglais sont d'origine étrangère. Nos efforts de recrutement dans différentes régions du monde, comme l'Amérique latine et l'Inde, ont porté fruits», précise M. Roy.

Pour le professeur, c'est grâce à cette présence en classe d'étudiants venus de partout dans le monde que le programme arrive à offrir un véritable volet international.

«C'est en travaillant avec des gens de partout que les étudiants arrivent à développer une meilleure compréhension des cultures et des différentes façons de faire. Grâce à cette expérience, ils seront capables de travailler dans un contexte international et dans des multinationales qui font des affaires dans plusieurs pays», affirme-t-il.

Responsabilité sociale

Depuis quelques années, le volet responsabilité sociale et environnementale des entreprises prend aussi davantage de place dans le programme de MBA à HEC Montréal.

«Les étudiants ont des cours dans le domaine de l'éthique et de la gouvernance, mais aussi, à la fin du programme, tout un volet est dédié à la responsabilité sociale et environnementale des entreprises», précise M. Roy.

Un volet lié aux besoins des entreprises ou à l'intérêt des étudiants?

«Un mélange des deux, mais aussi, parce que c'est important pour l'Association of MBAs, qui reconnaît notre programme», indique M. Roy.

L'intérêt en matière de responsabilité sociale et environnementale des étudiants inscrits au MBA est tout de même bien présent. Par exemple, dernièrement, une équipe de HEC Montréal a remporté la Rotman International Net Impact Corporate Social Responsibility Case Competition organisé par l'école de gestion Rotman de l'Université de Toronto.

Pour y arriver, l'équipe a dû élaborer une stratégie pour un cas d'entreprise de ressources naturelles qui devait décider si elle investissait ou non dans un État du Moyen-Orient déchiré par la guerre. Elle devait évaluer la situation sous son angle financier, social et environnemental.

Les étudiants du MBA de HEC Montréal organisent aussi depuis quelques années, avec leurs confrères de McGill, un week-end sur le thème du développement durable et de la responsabilité sociale des entreprises.

«Chaque année, précise M. Roy, on réalise toujours un peu plus à quel point ce sont des questions importantes pour nos étudiants et combien ils sont nombreux à vouloir oeuvrer dans ce domaine.»