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La stratégie mobile de St-Hubert

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Grâce à des balises électroniques - comme des iBeacons - installées à proximité des restaurants, l'entreprise compte pousser des promotions dans les notifications des téléphones des clients qui ont l'application St-Hubert et qui passent près d'une rôtisserie.

Étienne Ranger, LeDroit

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Simon Lord

Collaboration spéciale

La Presse

Adapter son marketing aux tablettes et aux téléphones, c'est essentiel dans un monde où les internautes consultent le web sur leur mobile davantage que sur leur ordi. Comment faire ? St-Hubert explique sa stratégie et ses projets, dont celui d'offrir des promotions aux internautes qui passent près des restaurants.

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Malik Yacoubi est vice-président de la mobilité et des technologies chez Cossette.

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« La première étape, pour nous, c'était de refaire notre site web pour qu'il soit plus simple et efficace de commander et de payer en ligne », dit Lyne Chayer, vice-présidente du marketing.

Depuis 2011, le site web de la chaîne de rôtisserie est donc offert en version mobile. Aujourd'hui, 40 % des commandes pour livraison sont passées en ligne ou sur l'application mobile St-Hubert, lancée peu après le nouveau site.

Pour toutes les entreprises, cette étape d'adaptation du site web à l'environnement mobile devrait être la première, estime Malik Yacoubi, vice-président de la mobilité et des technologies chez Cossette.

C'est que Google pénalise les sites web non adaptés en les poussant plus bas dans la liste des résultats.

Application mobile

« Après avoir refait son site, on peut penser à créer une application mobile, dit M. Yacoubi. Mais il faut qu'elle soit utile. Les applis de LesPAC et de Kijiji, par exemple, facilitent l'affichage d'une annonce. C'est plus simple d'accéder au répertoire photo de son appareil. »

L'utilité de l'appli poussera les gens à l'intégrer dans leur quotidien, ce qui représente un des principaux avantages de cet outil pour une entreprise.

C'est d'ailleurs une des raisons principales qui ont poussé St-Hubert à lancer sa deuxième appli en août 2014, Poule Position, et à en publier une deuxième version en mars dernier, Poule Position 2.

Il s'agit d'un jeu de course en voiture St-Hubert où le but est de livrer du poulet le plus rapidement possible dans cinq villes du Québec et de l'Ontario.

Jusqu'à maintenant, en un peu plus d'un an, le jeu a été téléchargé à plus de 130 000 reprises. En moyenne, les utilisateurs jouent plus d'une dizaine de minutes.

Et lorsque St-Hubert offre des prix aux joueurs, ce qui arrive deux ou trois fois par année, les utilisateurs restent sur l'appli entre 10 et 20 minutes. Les récompenses, tirées au hasard, vont du dessert à l'entrée en passant par la boisson gazeuse et le quart poitrine.

« Quand les gens font défiler leurs applications, ils voient notre logo et pensent à nous, explique Lyne Chayer. On s'intègre à leur quotidien. Les prix fidélisent aussi les clients. »

Cette stratégie n'est toutefois pas à la portée de toutes les entreprises, car elle peut coûter cher. Il est très difficile de développer une application pour moins de 25 000 $, selon Malik Yacoubi, de chez Cossette.

« Certaines entreprises s'en tirent pour moins de 80 000 $, mais c'est rare, dit-il. D'autres projets coûtent des millions. Ça varie beaucoup d'un projet à l'autre. »

Mesurer les résultats

Maintenant, un des grands avantages du marketing mobile, et plus généralement du marketing numérique, c'est qu'il permet de mesurer les résultats de sa stratégie.

« L'adaptation de son site web pour le mobile, par exemple, permet souvent de réduire le taux de rebond », dit Malik Yacoubi.

C'est le ratio des utilisateurs qui quittent le site après avoir visité seulement une page par rapport à tous ceux qui ont visité la page.

En d'autres termes, quand les visiteurs mobiles arrivent sur un site traditionnel, il arrive souvent que la page soit non fonctionnelle ou difficile à utiliser. Ils partent sans explorer - ou, pire, sans acheter.

Les applications et les pages web adaptées au mobile permettent également de récolter des renseignements sur l'emplacement des utilisateurs. Elles peuvent ensuite servir à mieux connaître ses clients pour mieux les servir.

C'est un peu vers cette utilisation de la situation des internautes mobiles que se dirige St-Hubert.

« Trois choses s'en viennent, dit Lyne Chayer. La première : les coupons électroniques que nous offrirons à partir de janvier sur l'application St-Hubert. La deuxième, c'est Poule Position 3, en mars. La troisième, ce sont les promotions basées sur l'emplacement. »

Grâce à des balises électroniques - comme des iBeacons - installées à proximité des restaurants, l'entreprise compte pousser des promotions dans les notifications des téléphones des clients qui ont l'application St-Hubert et qui passent près d'une rôtisserie.

« La technologie existe, notre base de données est prête. On regarde le projet pour 2016. »




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