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L'est de Montréal sur le mode grands projets

Isabelle Foisy, directrice générale de la Chambre de... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)

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Isabelle Foisy, directrice générale de la Chambre de commerce de l'est de Montréal

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Martine Letarte

Collaboration spéciale

La Presse

L'est de Montréal est un lieu stratégique pour les affaires au Québec, notamment en raison de la présence du port de Montréal. Toutefois, après l'annonce de la fermeture de la raffinerie Shell à Montréal-Est, en 2010, un vent de morosité a soufflé sur ce secteur de l'île. Maintenant, plusieurs projets se mettent en branle et des entreprises se démarquent en matière d'exportation et d'innovation, notamment. Tournée dans l'est.

Développement résidentiel et commercial autour des gares du Train de l'Est, stratégie développée pour tenter d'attirer de nouveaux acteurs industriels pertinents avec les entreprises déjà présentes sur la portion la plus à l'est du territoire, amélioration des infrastructures au port de Montréal : les projets affluent dans l'est de l'île.

Au port de Montréal, on prévoit commencer cette année les travaux pour créer une nouvelle ouverture pour rejoindre l'embranchement Souligny-Dixon.

«Avec ce nouveau tronçon, les camions arriveront plus directement sur l'autoroute 25», indique Isabelle Foisy, directrice générale de la Chambre de commerce de l'est de Montréal.

Après des années de développement, ce projet est maintenant prévu dans le programme triennal d'immobilisation (PTI) de la Ville de Montréal et recevra des sommes également des gouvernements provincial et fédéral, pour un total d'investissement projeté à plus de 174 millions.

«On souhaite que ce nouveau tronçon soit terminé pour 2018-2019», indique Mme Foisy.

Développement mixte autour des gares

L'arrivée des gares du Train de l'Est engendre également son lot de projets.

Par exemple, l'arrondissement de Rivières-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles travaille sur le Quartier de la gare à Pointe-aux-Trembles, un projet de 600 à 900 logements variés.

«Nous voulons assurer une mixité», indique Chantal Rouleau, mairesse de l'arrondissement.

Elle évalue les retombées initiales à plus de 100 millions de dollars.

Le quartier sera construit d'après le concept TOD (transit-oriented development) basé sur une zone avec une forte densité de population et des commerces aménagés près d'un pôle de transports en commun. Il longera la rue Sherbrooke et mettra en valeur des milieux naturels.

«Nous avons rapatrié le projet de la Ville à l'arrondissement l'an dernier pour accélérer la cadence et commencer les travaux le plus rapidement possible», indique la mairesse.

Le nouveau projet d'aménagement sera présenté en consultation publique le 8 juin et l'arrondissement travaille à faire inscrire des sommes significatives dans le nouveau PTI de la Ville.

Le secteur industriel: séduction stratégique

Pour attirer de nouveaux acteurs sur le territoire, l'Association industrielle de l'Est de Montréal (AIEM) a rendu publique en avril une étude réalisée par des experts en génie des procédés et en écologie industrielle de l'École polytechnique de Montréal.

«L'étude a identifié des procédés industriels porteurs en matière de développement durable qu'il pourrait être intéressant d'attirer dans l'est en fonction de ce qui s'y trouve déjà», explique André Brunelle, président de l'AIEM et directeur général de Chimie ParaChem.

L'AIEM, un regroupement de 12 entreprises industrielles de l'est de Montréal, croit au concept d'écologie industrielle : une entreprise utilise comme matière première les déchets d'une autre entreprise afin de réduire l'impact environnemental.

Par exemple, on retrouve dans l'est de Montréal la chaîne du polyester, unique au Canada, composée de quatre entreprises, dont Suncor qui fournit le xylène, un produit de première transformation du pétrole. Ensuite, Chimie ParaChem, Cepsa et Selenis réalisent chacune des opérations pour permettre la fabrication de polyester.

Différents partenaires ont participé à l'étude, dont la Ville de Montréal, Montréal International, la Chambre de commerce de l'Est de Montréal et le ministère de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations.

«Notre objectif est que les commissaires industriels se servent de l'étude pour attirer de nouveaux joueurs», affirme M. Brunelle.

Augmenter le taux de diplômes

Pour avoir les moyens de ses ambitions, l'est de Montréal a toutefois des défis de main-d'oeuvre à relever, notamment pour rehausser le taux de diplômés.

Le portrait socioéconomique du territoire du Comité de développement de l'est de Montréal, qui se trouve à l'est du boulevard Pie-IX, indique que près de 27% de sa population ne détient aucun diplôme, contre près de 19% dans l'île. De plus, sa population est composée de près de 21% de diplômés universitaires, contre près de 35% dans l'île.

«Nous voulons travailler en persévérance scolaire, notamment en présentant aux jeunes des modèles d'entrepreneurs qui réussissen », affirme Isabelle Foisy.

Elle souhaite aussi travailler à améliorer la reconnaissance des acquis avec les cégeps en pensant notamment à la clientèle immigrée présente sur le territoire.

«Il faut développer les services en adéquation avec les besoins sur le marché du travail, indique-t-elle. Nous pouvons faciliter les liens avec les entreprises par exemple pour la validation des acquis ou la réalisation de stages.»




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