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F. Ménard investit dans la surtransformation

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Présente tout au long de la chaîne de production porcine, de la génétique à la boucherie en passant par la ferme et l'alimentation, F. Ménard a ajouté une nouvelle corde à son arc l'an dernier. L'entreprise a créé une division consacrée à la surtransformation de porc, c'est-à-dire les produits finis vendus en épicerie.

Photo Martin Chamberland, La Presse

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Les sociétés les mieux gérées

Économie

Les sociétés les mieux gérées

Investir dans les travailleurs, l'innovation et la productivité et être ambitieuse, voilà comment la plus récente cuvée des sociétés les mieux gérées s'est taillé une place au palmarès de Deloitte. »

Julie Roy

Collaboration spéciale

La Presse

Présente tout au long de la chaîne de production porcine, de la génétique à la boucherie en passant par la ferme et l'alimentation, F. Ménard a ajouté une nouvelle corde à son arc l'an dernier. L'entreprise a créé une division consacrée à la surtransformation de porc, c'est-à-dire les produits finis vendus en épicerie. Coût de l'investissement : 12 millions de dollars.

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La relève est déjà bien en place chez F. Ménard. Actuellement, Luc Ménard agit à titre de directeur général de l'entreprise.

Photo Martin Chamberland, La Presse

« Nous avons fait l'acquisition d'une usine à Henryville. Notre objectif est de nous diversifier pour dépendre moins de nos exportations », explique Luc Ménard, directeur général de l'entreprise. F. Ménard produit 100 000 tonnes de viande de porc par année. De ce nombre, 70 % sont effectivement destinées à l'exportation. « La demande mondiale n'a jamais été aussi forte. Le marché du Japon va tellement bien que nous songeons à agrandir notre usine à Ange-Gardien », soutient Luc Ménard.

Si les exportations se portent si bien, pourquoi ce souci de diversification ? Depuis sa fondation en 1961 par Fulgence Ménard, F. Ménard a toujours été gérée de manière prudente, mais avec une certaine dose d'audace.

« Nous ne sommes jamais à l'abri de la fermeture de marchés. Alors, on ose en ayant une vision à long terme. Cela s'accompagne parfois d'une certaine naïveté. En 1998, nous avons sauté dans le train de la transformation ; nous n'y connaissions rien et nous avons bien réussi. C'est la même chose cette fois avec ce nouveau défi que l'on attaque. »

- Luc Ménard, directeur général de F. Ménard

Pour le moment, cinq produits sont arrivés sur les tablettes et sont offerts en exclusivité dans les IGA. D'ici quelques semaines, le steak de bacon s'ajoutera à la gamme. Le plus populaire est sans contredit le bacon. « Nous sommes arrivés à nous distinguer grâce à notre emballage plus petit qui se détaille moins de 4 $. Aussi, on met de l'avant la qualité de nos produits et notre authenticité. »

Cette recherche d'innovation, F. Ménard l'applique dans toutes les sphères de son entreprise, car ces entrepreneurs sont persuadés qu'il y a toujours place à l'amélioration. « On se penche actuellement sur de meilleures moulées, le développement de nouvelles coupes et de nouveaux produits. » Le bien-être animal et la biosécurité sont d'autres éléments sur lesquels ces hommes d'affaires mettent beaucoup d'énergie. Au cours des dernières années, plusieurs millions ont été investis pour améliorer les procédures dans les salles de lavage ainsi que pour assurer un meilleur confort pour les animaux dans les maternités et durant le transport.

À LA RECHERCHE D'EMPLOYÉS

Entreprise familiale, F. Ménard est un acteur assez important pour répondre rapidement aux demandes particulières de ses clients. Pour y arriver, elle peut compter sur l'appui de 225 familles d'éleveurs qui prennent soin de sa production. Elle dispose aussi d'un abattoir, de trois boucheries, de deux meuneries, sans parler de ses 53 fermes. Pour maximiser ses opérations, Luc Ménard est catégorique : il pourrait facilement embaucher une centaine de personnes supplémentaires. La pénurie de personnel est actuellement son principal défi. « Nous avons une très bonne entente avec nos gens. Nous allons signer la convention collective prochainement et pourtant, on cherche des journaliers, des bouchers, des gérants de ferme, des camionneurs, etc. »

LES EMPLOYÉS AU COEUR D'UNE GESTION EFFICACE

Présent dans le palmarès des sociétés les mieux gérées depuis quatre années, Luc Ménard assure que ce succès, il le doit à ses 1100 employés. « Ce sont eux, le secret de notre réussite. La communication entre les différentes divisions a permis d'établir une synergie et personne n'a de chasse gardée. Tout le monde est soucieux de partager ses secrets de gestion », explique le directeur général. L'ouverture, le travail et la valorisation des travailleurs sont d'autres valeurs préconisées. « Nous sommes gros, mais pas assez pour être 100 à tenir les rênes. Chez nous, il y a une gestion de proximité. La porte est ouverte et si les gens ont besoin de me contacter, ils m'appellent directement sur mon cellulaire. »

F. Ménard en bref

Propriétaires : Luc, François, Pierre et Fulgence Ménard (fondateur) 

Année de fondation : 1961

Nombre d'employés : 1100

Ventes : 1,1 million de porcs par année

Exporte dans plus de 50 pays

Siège social : Ange-Gardien




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