On va à Laval pour y faire des affaires, mais on aime aussi y faire la tournée des centres commerciaux. «Le "shopping" demeure un élément majeur pour attirer les touristes et nous avons, avec le Carrefour Laval, le plus beau et le plus gros centre commercial au Québec», dit la PDG de Tourisme Laval, Andrée Courteau.

Mis à jour le 22 nov. 2013
Yvon Laprade LA PRESSE

Cela étant dit, elle concède que Laval est beaucoup plus qu'une destination de centres commerciaux. Il est ici question d'une industrie qui génère des retombées économiques non négligeables: en 2012, les recettes ont totalisé 191 millions de dollars, contre 170 millions un an auparavant.

«Nous attirons tout autant des touristes d'agrément que d'affaires», observe Andrée Courteau, qui s'attend à une «autre très bonne année» en 2013. Ce sont les sept grands hôtels situés principalement sur l'axe de l'autoroute des Laurentides qui en profitent, précise-t-elle. «Nous avons le meilleur taux d'occupation au Québec, à 68,3% [en 2012]», relève-t-elle.

À titre de comparaison, le taux d'occupation du réseau hôtelier montréalais se situait à 66% l'an dernier contre 55,2% pour l'ensemble du Québec.

Offre augmentée

Mme Courteau s'étonne de voir à quel point l'offre touristique s'est développée rapidement au cours des dernières années. «Il y a 10 ans à peine, on avait peu à offrir, concède-t-elle. Plus maintenant. Par exemple, notre clientèle d'affaires peut vivre une expérience urbaine en s'arrêtant au Centropolis, où on dénombre plus de 25 restos, sans parler des bistros et du nightlife.»

Depuis cinq ans, note-t-elle, plus de 150 millions ont été investis dans l'ajout d'équipements et de bâtiments destinés à attirer des touristes. «Il y a une densité de l'offre qui s'installe petit à petit», fait-elle valoir. L'an dernier, le Cosmodôme a bénéficié d'un investissement «planétaire» de 10 millions.

Le Carrefour Laval, propriété de Cadillac Fairview, a été rénové et agrandi - plus de 300 magasins, restos et services - au moyen d'investissements de plus de 50 millions il y a cinq ans déjà.

La PDG de Tourisme Laval reconnaît néanmoins qu'il faut aller au-devant des touristes d'affaires. D'abord, pour qu'ils dépensent leurs dollars dans les restaurants et les lieux de divertissement lavallois. Ensuite, pour qu'ils aient envie de revenir y organiser leurs congrès et leurs colloques l'année suivante.

«Nous avons un guichet unique à Tourisme Laval qui permet aux organisations et aux entreprises de trouver ce qu'elles recherchent, souligne la PDG. Nous pouvons même organiser un congrès du début à la fin, de l'animation aux activités paracongrès.»

Un nouvel amphithéâtre

La PDG croit enfin que le futur Complexe multifonctionnel culturel et sportif de Laval - un projet pour lequel le gouvernement Marois a accordé une aide financière de 46,3 millions - contribuera à attirer de nouvelles clientèles touristiques.

«Nous nous attendons à recevoir davantage de touristes du Canada et de l'étranger grâce à ces nouvelles installations», souligne-t-elle.

Rappelons qu'en octobre, Québec a donné le feu vert à la Cité de la culture et du sport de Laval pour lancer les appels d'offres, une étape importante qui devrait mener au début des travaux.

Le consortium evenko/Bell doit payer 20 millions pour avoir son nom sur le futur amphithéâtre, sans compter le loyer de 20 millions que versera evenko sous la forme de redevances sur la vente des billets pour les événements.