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Pour l'adoption rapide d'une loi

Selon Russel Williams, président de Rx & D,... (PHOTO ÉTIENNE RANGER, LE DROIT)

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Selon Russel Williams, président de Rx & D, l'association nationale des compagnies de recherche pharmaceutiques du Canada, «il y a urgence de transformer le projet de prolongation de la protection des brevets phamaceutiques en une loi effective».

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Guy Paquin

Collaboration spéciale

La Presse

Le Canada consent à étirer, éventuellement, de deux ans la protection des brevets. Rappelons que les sociétés pharmaceutiques réclamaient cette prolongation depuis des années. Du coup, les pharmas vont-elles relancer leur effort de recherche, en chute libre au Canada depuis 10 ans ? Voici leurs réponses.

Accélérer le travail

La réaction de Rx & D, l'association nationale des entreprises de recherche pharmaceutique du Canada, est à la fois positive et prudente.

« Cela peut conduire à davantage d'investissements, dit son président Russell Williams. On veut que la nouvelle entente crée un environnement favorable à la recherche et au développement. »

Mais cet optimisme se tempère d'une inquiétude. « Il y a toutefois urgence de transformer le projet en une loi effective, prévient-il. Or, on pourrait attendre jusqu'en 2016 avant que ce soit fait. D'ici là, il n'y aura pas de prolongation des brevets. Nous incitons donc Santé Canada à accélérer son travail. »

GlaxoSmithKline

Un grand investisseur

Jennifer Dent, directrice des communications, souligne que GlaxoSmithKline a investi 112 millions en 2012 au Canada et que la société se situe parmi les plus importants investisseurs en recherche, toutes industries confondues.

Elle ajoute toutefois qu'on ne peut prévoir si la portion des revenus réinvestis en recherche augmentera à l'avenir « puisque les revenus fluctuent d'année en année, rendant toute prévision impossible ».

Pfizer Canada

Chez Pfizer Canada, on professe aussi un espoir prudent. Son porte-parole québécois, Vincent Lamoureux, s'en remet à l'association canadienne. « Sur cette question, Pfizer est alignée avec Rx & D, qui parle au nom de l'industrie », dit-il.

Sanofi Canada

Dans la bonne direction

Chez Sanofi Canada, on rappelle que l'éventuelle prolongation de la durée des brevets de deux ans laissera tout de même le Canada derrière les autres pays industrialisés.

« S'il est vrai que les améliorations proposées constituent un pas dans la bonne direction pour faire du Canada un environnement plus concurrentiel en recherche et développement, il importe de souligner que ces améliorations sont inférieures au rétablissement de la durée des brevets proposé dans les autres pays du G7, soit cinq ans », constate Franca Mancino, vice-présidente, affaires médicales et réglementaires.

Elle souligne que la loi sur la protection des brevets d'un pays est « un » des critères de décision d'investir en recherche dans ce pays. Elle reconnaît toutefois qu'avec la prolongation de la durée des brevets de deux ans, « le Canada sera mieux positionné pour attirer les investissements mondiaux ».

Astra Zeneca

Beaucoup de travail à faire

Pour Carlo Mastrangelo, directeur des communications chez Astra Zeneca Canada, « l'accord est un pas important vers la parité avec les autres pays industrialisés dans la protection de la propriété intellectuelle. Il est important toutefois de se rappeler que l'accord est encore loin d'être en application et qu'il reste beaucoup de travail à faire ».

Deloitte

Pas d'effets incitatifs

Albert de Luca ne pense pas que la prolongation éventuelle des brevets aura un effet incitatif pour les pharmas, du moins en ce qui concerne l'augmentation de l'effort en recherche.

« Ça n'aura pas d'effet sur le volume des investissements en recherche », croit l'associé et leader national du groupe mondial R & D et incitatifs fiscaux chez Deloitte, cabinet international de services professionnels.

« Tout au plus, ajoute-t-il, il y aura peut-être un tout petit peu plus de recherche clinique, mais rien de majeur. Les sièges sociaux des grandes pharmas sont ailleurs, et c'est ça le facteur-clé pour attirer les investissements en recherche. »

LA RECHERCHE EN CHIFFRES

L'effort national de recherche dans l'industrie pharmaceutique se mesure d'ordinaire en calculant la part des revenus nationaux qu'une entreprise réinvestit en recherche dans le même pays. De façon simple, si elle investit 12 millions en recherche au Canada sur 100 millions de revenus canadiens (12/100), son effort de recherche au Canada est de 12 %.

Les champions de la recherche pharmaceutique...

> Royaume-Uni : 39,8 %

> Allemagne : 22,1 %

> États-Unis : 19,4 %

> France : 16,4 %

... et les pays industrialisés où la recherche est moins intense

> Australie : 10,9 %

> Canada : 8,1 %

> Italie : 6,8 %

Les emplois directs des entreprises pharmaceutiques au Québec

> 2003 : 7900

> 2005 : 8100

> 2010 : 8100

Source : ministère de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations du Québec




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