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La tendance lourde des microprogrammes

L'époque où il fallait retourner sur les bancs d'école à plein temps pour... (Photo David Boily, Archives La Presse)

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Photo David Boily, Archives La Presse

Stéphane Champagne

Collaboration spéciale

La Presse

L'époque où il fallait retourner sur les bancs d'école à plein temps pour parfaire ses connaissances est révolue. Toutes les universités ou presque vous le diront : dans une société où tout va toujours plus vite, demander à un travailleur de quitter son poste le temps de compléter un certificat ou un MBA est de moins en moins réaliste.

HEC MONTRÉAL

Rien que cet automne, HEC Montréal offrira six nouveaux microprogrammes en gestion traitant de sujets comme la chaîne logistique, le développement durable ou l'entrepreneuriat. Ces formations courtes de 2e cycle comportent 15 crédits (soit la moitié d'un certificat de 30 crédits) et sont assorties d'une attestation d'études.

«Nous sommes dans un mode de consommation de la formation, explique Alain Gosselin, professeur à HEC Montréal. Les gens se bâtissent un portefeuille de compétences. Ils ont accès à de la formation "juste à temps".»

UNIVERSITÉ LAVAL

La beauté de la chose, c'est que les microprogrammes sont un regroupement des cours déjà existants, explique Bernard Garnier, vice-recteur aux études et aux activités internationales à l'Université Laval. «Ça ne coûte donc presque rien de les créer, dit-il. On les met dans un tout cohérent. Ça devient de la formation continue auprès d'une clientèle qui veut parfaire ses connaissances. Les cours suivis sont ensuite reconnus si la personne désire compléter un certificat, un bac, etc.»

UQAMÀ l'UQAM, les programmes courts ont également leur place, soutient Jenny Desrochers, directrice des communications. « Nous en créons sans cesse, car ça répond à un besoin ponctuel, dit-elle. Mais un programme court, ça se crée et ça se ferme. Certains cours sont très recherchés, puis, du jour au lendemain, ne le sont plus. Il faut être à l'affût. »

UNIVERSITÉ MCGILL

L'Université McGill a elle aussi succombé. Les « Graduate Certificates », des formations de 15 crédits, y sont offerts depuis quelques années. Sous la houlette de l'unité de développement de carrière et perfectionnement professionnel, ces formations permettent de « concilier les responsabilités du travail et de la famille, et de réussir malgré votre emploi du temps chargé », indique le site web de McGill.

UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL

L'Université de Montréal offre des microprogrammes depuis plusieurs années. « Avant, c'était surtout dans le secteur de la santé, où des médecins voulaient aller chercher, par exemple, une surspécialité », explique Mathieu Filion, conseiller principal. Signe des temps, la plus grosse université de la Belle Province offre désormais, par le biais de plusieurs facultés, plus de 50 microprogrammes de 2e cycle comptant de 12 à 18 crédits. Comme c'est le cas habituellement, les crédits obtenus dans le cadre d'un microprogramme sont transférables et mènent à l'admission, par exemple, à un programme de DESS (diplôme d'études supérieures spécialisées), lequel est de 30 crédits.




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