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Formation des ingénieurs : formation obligatoire des ingénieurs, réajuster le tir

Luc Vagneux, directeur du développement professionnel à l'Ordre... (PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE)

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Luc Vagneux, directeur du développement professionnel à l'Ordre des ingénieurs du Québec.

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Ulysse Bergeron

Collaboration spéciale

La Presse

Entre 2012 et 2014, environ 3400 membres ont quitté volontairement l'Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) ou ont été radiés en raison du nouveau règlement qui les oblige à suivre un minimum de 30 heures de formation étalées sur une période de deux ans. L'OIQ a modifié ce règlement en juin dernier. Entrevue avec Luc Vagneux, directeur du développement professionnel à l'OIQ.

Q Pourquoi l'OIQ avait-elle cru bon de contraindre les ingénieurs à suivre un minimum d'heures de formation pour garder leur titre?

R De par son code de déontologie, l'ingénieur a toujours eu la responsabilité de maintenir ses compétences à jour. Ça fait partie de son ADN. Nous avons simplement désiré cristalliser cet élément. C'est d'autant plus important que la profession évolue rapidement.

Q Environ 3400 membres auraient quitté l'OIQ depuis la mise en place du règlement. De ce nombre, plus de 900 ingénieurs ont été radiés parce qu'ils n'avaient pas répondu à vos exigences. Était-ce un dommage collatéral inévitable?

R Nous ne nous réjouissons pas de ces départs. Les radiations ont eu lieu essentiellement entre janvier et avril 2014 [ce qui concorde avec la fin de la première période où les ingénieurs devaient se conformer au règlement].

Plusieurs de ces radiations découlent d'heures de formation qui n'ont pas été consignées; cela ne veut pas dire qu'elles n'ont pas été faites.

D'ailleurs, au cours des derniers mois, près de 150 ingénieurs se sont finalement conformés et ont réintégré l'Ordre. Il y a eu une période d'adaptation; depuis, les radiations sont plutôt anecdotiques.

Q Certains ingénieurs, par exemple dans le domaine de l'informatique, n'ont pas nécessairement besoin de faire partie de l'Ordre pour travailler dans leur domaine. Sont-ils nombreux à avoir quitté le navire?

Il y a des secteurs où le titre n'a pas une importance aussi cruciale que, par exemple, en aéronautique, en construction, en mécanique. Nous avons remarqué que certains pouvaient en effet remettre en question le titre.

D'autres, comme des dirigeants d'entreprises, ont également décidé de ne pas renouveler. Ce qu'il faut garder en tête, c'est que ce n'est pas l'ensemble des 60 000 membres de l'OIQ qui pratique le génie et que ce règlement sur la formation est avant tout une mesure qui vise à protéger le public.

Q Vous avez apporté des modifications au règlement en juin 2014. Pourquoi?

R Nous avons eu beaucoup de commentaires constructifs au cours des deux premières années d'application du règlement, soit en 2012 et en 2013. Nous avons constaté quelques irritants.

Essentiellement, nous avons assoupli les limites d'heures imposées par type d'activités de formation: formations en classe, conférences, colloques, congrès... Maintenant, toutes les activités liées au secteur dans lequel travaille un ingénieur sont admissibles. Ces changements sont rétroactifs à partir d'avril 2013.

Q L'an dernier, certains critiquaient le fait qu'un ingénieur qui arrivait à la retraite risquait de perdre son titre s'il était toujours actif dans un autre secteur d'activité. Qu'en est-il aujourd'hui?

R Nous avons remédié à la situation. Dans la version originale du règlement, seuls les membres bénéficiant du statut de membre à la retraite pouvaient être dispensés de l'obligation de suivre des activités de formation continue. Ce droit a été étendu à ceux qui sont à la retraite du génie, même s'ils sont toujours actifs dans un autre domaine. En bref, un ingénieur retraité peut travailler dans un autre secteur sans perdre son titre. Ce sont ceux qui exercent la profession qui doivent se conformer au règlement sur la formation continue et cumuler des heures de formation continue.




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