Fonds communs: au-delà de mille milliards de dollars

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Selon Claude Paquin, de Groupe Investors, les gens sont davantage portés à chercher les solutions qui leur permettront d'atteindre leurs objectifs plutôt que de se limiter à des placements plus simplistes.

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Jean Gagnon

Collaboration spéciale

La Presse

Plusieurs chiffres en font foi, et le plus récent sondage sur la satisfaction des investisseurs vient le confirmer: l'industrie des fonds communs de placement au Canada se porte très bien.

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Roland Sakha, directeur principal, gestion de produits d'investissement à la Banque Nationale

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Les actifs sous gestion ont franchi les 1100 milliards. Au Québec, on est maintenant à 200 milliards, indique Claude Paquin, président du Conseil des fonds d'investissement du Québec (CFIC), qui est lié à l'Institut des fonds d'investissement du Canada (IFIC).

L'industrie des fonds communs embauche plus de 63 000 personnes et compte directement ou indirectement plus de 192 000 emplois. On compte environ 2700 fonds communs au pays.

La croissance des actifs sous gestion a été soutenue au cours des 10 dernières années, en hausse moyenne de 9% par an. Elle s'est même accélérée depuis 5 ans, le rythme de croissance atteignant 11,5% annuellement.

Marchés et éducation

Plusieurs facteurs expliquent cette croissance, souligne Claude Paquin, qui est également président des services financiers au Québec pour le Groupe Investors.

D'abord, la bonne tenue des marchés après la crise financière de 2008-2009. Même que des leçons ont été tirées de cette crise. «Bien que ce fût une période difficile à traverser, elle a démontré les vertus d'une bonne diversification du portefeuille, dit-il. Les fonds équilibrés sont devenus très populaires.»

De plus, ajoute-t-il, les gens sont davantage éduqués en ce qui a trait à l'univers du placement. Du coup, ils sont davantage portés à chercher les solutions qui leur permettront d'atteindre leurs objectifs plutôt que de se limiter à des placements plus simplistes, comme les certificats de dépôt.

Enquête annuelle

De plus, avance le président du CFIC, les produits et les conseillers ont gagné la confiance des investisseurs, selon les résultats compilés par Pollara1. Cette firme de sondages mène une enquête annuelle auprès des investisseurs canadiens afin de mesurer leur degré de satisfaction quant à l'industrie des fonds communs.

La première question consiste à mesurer le niveau de confiance des investisseurs à atteindre leurs objectifs que procurent les différents produits financiers. «Les fonds communs, avec 85%, s'avèrent le produit financier qui reçoit le plus haut niveau de confiance», précise Claude Paquin.

Les certificats de dépôt se classent en deuxième place avec 66%. On retrouve ensuite les actions (65%), les obligations (55%) et les fonds négociés en Bourse (34%).

La deuxième question porte sur la satisfaction des investisseurs quant aux conseils. Les répondants se disent satisfaits ou très satisfaits à 86%.

Et à savoir s'ils estiment positive la relation avec leur conseiller, 98% sont satisfaits ou très satisfaits.

L'omniprésence des banques

L'essor de l'industrie des fonds communs, comme tous les secteurs financiers, n'a pas échappé à l'emprise des banques canadiennes. Aujourd'hui, 46% des actifs sous gestion sont détenus dans des fonds de banques ou d'institutions affiliées, comme Desjardins. En 2010, c'était 42%.

Et le phénomène semble vouloir se poursuivre, car 55% des ventes nettes depuis le début de l'année ont été faites dans le giron des banques, rapporte Roland Sakha, directeur principal, gestion de produits d'investissement à la Banque Nationale. «Les banques ont bien réagi en reconnaissant que leurs clients voulaient leur parler de placements, et non pas seulement de dépôts et de prêts», dit-il.

Les banques structurent des fonds de fonds en combinant plusieurs fonds pour offrir des solutions de placement diversifiées convenant aux besoins de chacun de leurs clients. «Il s'agit là d'une portion très significative des ventes de fonds dans le réseau bancaire, dit M. Sakha. Le gros avantage de ces solutions gérées, c'est qu'elles permettent le rééquilibrage des portefeuilles au besoin.»

Le développement de l'industrie des fonds communs permet aussi la mondialisation des portefeuilles des Canadiens. À ce jour, 80% de leurs investissements se font dans des titres canadiens, note le directeur de la Banque Nationale. «Mais cela est en train de changer, dit-il. Les fonds communs favorisent la mondialisation en permettant un accès facile aux investissements à l'étranger».

1 1002 entrevues téléphoniques ont été menées auprès de détenteurs de fonds communs de placement de 18 ans ou plus qui prennent entièrement ou partiellement les décisions d'achat concernant les fonds communs de placement de leur ménage. Toutes les entrevues ont été menées du 10 juillet au 4 août 2014. La marge d'erreur est de +/- 3,1%.




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