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Encore en perte de vitesse

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Tout indique que les dépenses en exploration minière au Québec seront moins importantes en 2015 que l'an dernier.

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François Riverin

Collaboration spéciale

La Presse

Le financement se fait de plus en plus rare dans le secteur de l'exploration minière, qui connaît une année difficile. Pendant que les entreprises juniors peinent à s'accrocher à leurs titres miniers, quelques grands acteurs internationaux débarquent. Bilan.

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Valérie Fillion est directrice générale de l’Association de l’exploration minière du Québec.

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Baisse de 35 % des financements des petites entreprises d'exploration minière (juniors), des parcs de foreuses en attente, des foreurs, du personnel technique et des professionnels au chômage: difficile de trouver matière à se réjouir pour l'industrie de l'exploration minière en 2015. 

Valérie Fillion, directrice générale de l'Association de l'exploration minière du Québec, constate une baisse draconienne de l'exploration minière au Québec, tant chez les juniors que chez les grandes sociétés. 

« Ça va être difficile d'égaler les dépenses totales d'exploration de 2014, pense-t-elle. Toutes les sociétés majeures sont en réduction de coûts et les juniors peinent à faire des financements. »

Selon l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), les données provisoires font état de dépenses d'exploration de 272 millions en 2014. Pour 2015, les intentions de dépenses des entreprises, répertoriées au début de l'année, totalisaient 379 millions, ce qui s'avère loin de la réalité...

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Valérie Fillion est directrice générale de l’Association de l’exploration minière du Québec.

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« Il y a une condition de base à respecter pour les juniors: il faut réaliser des travaux d'exploration pour conserver ses titres miniers [claims]. Si on n'en est pas capable, on les perd. »

- Valérie Fillion, directrice générale de l'Association de l'exploration minière du Québec

NOUVEAU MODÈLE D'AFFAIRES

Mme Fillion constate des mouvements de consolidation chez les juniors et l'émergence d'un nouveau modèle d'affaires comme ceux de Redevances aurifères Osisko et d'Abitibi Royalties. 

En fait, disent plusieurs intervenants de l'exploration, la vente par Corporation minière Osisko de la mine Canadian Malartic à Agnico-Yamana a été probablement une bonne chose pour leur industrie. 

Cela a permis de créer une nouvelle Osisko, une formule qui plaît aux fournisseurs de capitaux internationaux et qui ont garni ses coffres. Bon an, mal an, elle retirera de généreuses redevances des deux plus grosses mines d'or du Québec.

INVESTISSEMENTS PRIVÉS EN BAISSE

Comme les investissements privés sont en baisse, les capitaux du gouvernement du Québec prennent d'autant de l'importance. 

Soquem dispose d'un budget d'exploration de 10 millions en 2015. Ressources Québec et le Fonds Capital Mines Hydrocarbure auront 800 millions pour les projets de développement avancés du secteur minier. 

Sodemex et Sidex, en collaboration avec le Fonds de solidarité FTQ et divers fonds de développement régionaux, se sont concertés pour réunir 14 millions pour Exploration Midland, à un prix étonnamment élevé en cette période difficile, soit 0,70 $ l'action. 

Un nouvel acteur majeur, Eldorado Gold, a mis les pieds au Québec, donnant une impulsion bienfaitrice au projet de mise en valeur Lamaque d'Integra Gold à Val-d'Or. 

Les grandes entreprises comme Mines Agnico-Eagle, Iamgold et Goldcorp continuent d'investir dans l'exploration minière, mais dans des projets plus avancés et plus près de leurs exploitations. Les projets d'exploration dans le fer et les terres rares, mais pas le lithium, sont au point mort.




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