Après le succès de ses génératrices destinées à l'industrie lourde, CVT Corp vise le marché des tracteurs de ferme et des moissonneuses-batteuses pour sa transmission à variation continue qui permet d'économiser le carburant.

Caroline Rodgers, collaboration spéciale LA PRESSE

La jeune entreprise de Sainte-Julie a fait du chemin depuis qu'elle a lancé son premier produit sur le marché, en 2007.

Samuel Beaudoin, diplômé de l'École de technologie supérieure en génie de production, et Daniel Girard, qui recevra bientôt son diplôme en génie électrique de la même institution, l'ont mis au point grâce à sept ans de recherche.

«Nos génératrices sont très demandées dans l'industrie gazière et pétrolière, explique Daniel Girard, son président et fondateur. Elles sont vendues surtout dans l'Ouest canadien, mais nous avons aussi effectué une percée aux États-Unis. Dans l'exploration et l'exploitation pétrolière, les puits sont alimentés par des génératrices qui tournent 24 heures sur 24, sept jours sur sept. La plus grosse dépense est l'essence. Nos génératrices à vitesse variable permettent d'économiser entre 25% et 40% en carburant.»

Cette économie d'essence s'accompagne de bénéfices environnementaux notables. Ainsi, chaque génératrice de 130 kW permet d'éviter l'émission de 109 tonnes de GES par an.

L'entreprise se tourne maintenant vers un énorme marché, celui de la machinerie agricole. Les objectifs demeurent les mêmes: gains de productivité et économie d'essence.

«Nous avons travaillé avec deux grands fabricants de tracteurs au cours de la dernière année, dit Daniel Girard. On a fabriqué un prototype que nous avons présenté aux manufacturiers. Ils ont été impressionnés et nous avons conclu des ententes. Les premiers tracteurs équipés de nos transmissions devraient être sur le marché vers 2012 ou 2013.»

La PME compte maintenant environ 35 employés, qui se consacrent, pour la plupart, à la recherche, au développement, aux tests et à l'assemblage. «Nous faisons affaire avec plusieurs sous-traitants pour nos besoins de fabrication, ajoute M. Girard. Aucun morceau n'est fait à l'extérieur de la province.»