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Rackam climatise l'air grâce... au soleil!

Mathieu Chagnon (à gauche), président de Rackam, et... (PHOTO RENÉ MARQUIS, LA TRIBUNE)

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Mathieu Chagnon (à gauche), président de Rackam, et Jacques-Alexandre Fortin, coprésident.

PHOTO RENÉ MARQUIS, LA TRIBUNE

Nathalie Côté

Collaboration spéciale

La Presse

Rackam, entreprise de Sherbrooke spécialisée dans les technologies solaires industrielles, a relevé le défi! Elle installera sous peu sa technologie au nouveau pavillon de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), situé à Sept-Îles.

Ce sera la première installation solaire du monde à utiliser un éjecto-compresseur pour climatiser un bâtiment. L'équipement pourra également le chauffer, selon les besoins.

«Cette nouvelle technologie, conçue en collaboration avec les laboratoires fédéraux de CanmetÉNERGIE, utilise des miroirs paraboliques pour concentrer l'énergie solaire dans un collecteur, explique Ludvig Bellehumeur, directeur au développement des affaires. Elle est ensuite emmagasinée dans une cuve de stockage thermique.»

La construction de l'édifice devrait être terminée l'automne prochain. L'immeuble intégrera d'autres technologies propres comme la géothermie et un mur solaire.

L'Université de Sherbrooke accueillera aussi bientôt un système de chauffage et de climatisation semblable conçu par Rackam. De plus, l'institution aura un second système, plus modeste, à des fins de recherche. L'objectif est de mettre au point une technologie capable de combiner la production de chaleur et d'électricité. Elle pourrait être commercialisable d'ici deux ans!

Le gouvernement du Québec a accordé une aide de 400 000$ pour ces deux projets.

De plus, dans les prochaines semaines, Rackam annoncera l'installation d'un de ses systèmes chez Cascades. Elle refuse cependant de donner plus de détails pour l'instant.

Miser sur l'étranger

Actuellement, l'entreprise réalise environ la moitié de ses projets au Québec et l'autre moitié à l'étranger. «Nous avons fait ici des projets fondateurs et des projets phares qui ont permis à l'entreprise de se démarquer par son savoir-faire», dit M. Bellehumeur.

Cependant, le faible coût de l'électricité et du gaz naturel ne favorise pas l'installation de tels systèmes dans la Belle Province. «Ils peuvent toutefois être avantageux dans les régions très éloignées non desservies par le réseau d'Hydro-Québec ou qui doivent transporter des combustibles sur de longues distances», précise le dirigeant.

L'entreprise de 18 employés, fondée en 2009, vise davantage une expansion internationale au cours des prochaines années. «Notre technologie est particulièrement intéressante dans les régions comme le sud de l'Europe, où l'ensoleillement est bon et le coût de l'énergie, élevé, indique M. Bellehumeur. Des discussions sont aussi en cours avec des partenaires en Afrique du Sud. Nos efforts de commercialisation visent également le Moyen-Orient et le Mexique.»

Rackam a réalisé son premier projet en Europe en 2012. Son système de panneaux solaires paraboliques a été installé sur le toit d'une usine de croustilles pour chauffer l'huile à friture. Un autre, destiné à fournir de la chaleur à un fabricant de casseroles, sera aussi terminé en juin, au Portugal.

Les systèmes de Rackam permettent aux industries d'économiser sur les coûts d'énergie en remplaçant une partie de leur consommation. Ils ne parviennent cependant pas à combler tous les besoins. «L'approvisionnement en énergie solaire est sporadique, rappelle M. Bellehumeur. On ne peut pas en produire la nuit ou durant les journées ennuagées.»




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