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Éolien

L'industrie québécoise retrouve son élan

Fort de son expertise, le TechnoCentre éolien est... (PHOTO TECHNOCENTRE ÉOLIEN)

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Fort de son expertise, le TechnoCentre éolien est le représentant officiel du Canada dans un groupe de travail de l'Agence internationale de l'énergie en milieu nordique.

PHOTO TECHNOCENTRE ÉOLIEN

Après des mois d'inquiétude, l'industrie éolienne québécoise voit l'avenir d'un oeil positif: le 10 mai dernier, le gouvernement de Pauline Marois a annoncé qu'il irait en appel d'offres pour la production de 800 mégawatts supplémentaires.

Le Québec compte actuellement 15 parcs éoliens en exploitation. Le potentiel de la province est estimé à 4 millions de mégawatts, soit près de 100 fois la production des centrales hydroélectriques sur son territoire. Malgré ces prédictions, l'industrie éolienne a sérieusement craint pour sa survie. Depuis 10 ans, Hydro-Québec a acheté 3300 MW aux producteurs d'énergie éolienne. La société d'État devait en acheter 700 de plus, si elle voulait respecter les engagements pris par l'ancien gouvernement libéral.

«Ce nouvel appel d'offres nous permettra de tenir jusqu'à la fin de 2017, d'ici à ce que le marché américain se relève complètement, soutient le président-directeur général de l'Association québécoise de la production d'énergie renouvelable, Jean-François Samray. Si on avait arrêté maintenant, nos usines auraient fermé et notre main-d'oeuvre spécialisée serait partie. Le non-respect de l'engagement aurait anéanti une décennie consacrée à bâtir l'industrie éolienne.»

Exigeant des investissements de 2 milliards, la nouvelle phase du projet est répartie en 4 volets: 150 MW attribués à 3 communautés autochtones gaspésiennes, 300 MW pour des projets au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, 200 MW pour Hydro-Québec Production et 150 MW octroyés par appel d'offres à travers la province.

Au cours des derniers mois, le PDG d'Hydro Québec, Thierry Vandal, avait pourtant affirmé que l'achat des mégawatts d'énergie éolienne avait été inutile, évoquant les surplus d'électricité prévus jusqu'en 2023. «Les surplus représentent seulement 1% de l'énergie de l'ensemble du plan énergétique, précise M. Samray. C'est une marge sécuritaire qui n'a rien d'exagéré. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Québec a toujours généré des surplus. Quand la baie James s'est développée, plusieurs disaient qu'on ferait faillite et qu'on ne saurait pas quoi faire de toute cette électricité.»

De son côté, Pauline Marois a exprimé son désir d'assurer la pérennité de l'industrie éolienne. «Notre horizon va jusqu'à 2024 et au-delà, puisqu'à ce moment-là, il faudra renouveler le parc éolien, a-t-elle affirmé. Nous voulons exporter partout dans le monde et attirer les investissements avec nos surplus.»

Jean-François Samray préfère la thèse de la première ministre. «Le Québec pourrait en profiter pour consolider sa force informatique en développant des centres d'hébergement de serveurs de données ou pour répondre aux besoins grandissements des secteurs minier et manufacturier. Il faut continuer d'innover et de soutenir l'industrie.»

150

entreprises dans le secteur

5000

emplois directs et indirects

10 milliards

investis dans le secteur depuis 10 ans




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