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L'Outaouais attend l'Accord de libre-échange canadien

Alors que l'Accord de libre-échange canadien entrera en... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Alors que l'Accord de libre-échange canadien entrera en vigueur le 1er juillet prochain, la région de l'Outaouais se prépare déjà à renforcer ses liens avec la capitale canadienne, Ottawa, avec qui elle commence tout juste à partager un nouveau quartier de 13 hectares.

Photo Bernard Brault, La Presse

Nathalie Côté

Collaboration spéciale

La Presse

Voisine d'Ottawa, la région de l'Outaouais souhaite continuer de renforcer ses liens avec la capitale canadienne. L'Accord de libre-échange canadien (ALEC), qui entrera en vigueur le 1er juillet prochain, devrait y contribuer.

« Ici, l'accès au marché de l'Ontario est un enjeu majeur, indique Jeffrey Machan, directeur régional pour le ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation. La nouvelle entente va faciliter la mobilité de la main-d'oeuvre et donner accès à de nouveaux marchés, particulièrement pour les entreprises en construction et en consultation. »

Les deux villes voisines commencent même à partager un nouveau quartier de 13 hectares : le projet Zibi. Les deux tiers seront situés du côté de Gatineau, et le reste se trouve sur l'autre rive de la rivière des Outaouais, à Ottawa. « C'est un projet de plus d'un milliard, précise Jean Lepage, directeur général d'ID Gatineau. Ça va ouvrir une toute nouvelle perspective. »

Les travaux devraient s'échelonner sur plusieurs années.

LE DÉFI DE LA CAPITALE

Par contre, la proximité avec la capitale apporte aussi certains défis. La fonction publique est très importante, et la région doit faire des efforts pour diversifier son économie et stimuler la fibre entrepreneuriale.

« En Outaouais, les statistiques montrent un fort intérêt pour entreprendre, mais le taux de passage à l'action est moins élevé qu'ailleurs. » - Jeffrey Machan, directeur régional pour le ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation

Pourtant, des occasions sont bien présentes. Parmi les marchés à développer : les services pour le gouvernement fédéral. Les parts de marché des entrepreneurs de la région sont bien inférieures à ce à quoi on pourrait s'attendre, compte tenu de la position géographique de la région, selon lui.

PLUSIEURS PROJETS

Malgré tout, il se brasse des affaires dans la région. Gatineau a récemment ouvert un nouveau parc industriel puisque l'espace manquait dans ceux existants. « Ça démontre un grand dynamisme, estime M. Lepage. L'ouverture de l'autoroute 50, il y a quelques années, amène un autre lien avec le reste du Québec, notamment avec les Laurentides et la couronne nord de Montréal. »

La région mise également de plus en plus sur la haute technologie. « Nous n'avons pas les mêmes problèmes de pénurie de main-d'oeuvre que l'on peut observer à Québec, par exemple, remarque M. Lepage. Les entreprises peuvent compter sur des employés qualifiés de la région, mais aussi d'Ottawa. Ce secteur est en développement, et il y a une effervescence incroyable. Nous comptons actuellement 150 entreprises dans ce domaine. »

Récemment, un investissement de 1,3 million a aussi été annoncé pour mettre sur pied un centre de recherche et d'innovation doté d'un incubateur d'entreprises au cégep de l'Outaouais. « Ça va permettre de soutenir les projets d'entreprises, notamment ceux des jeunes », souligne M. Machan.

CONTRER L'EXODE

Le tourisme et l'industrie agroalimentaire occupent aussi une place importante en Outaouais. Parmi les nombreux projets dans ce domaine, une initiative intéressante a notamment été mise en place à L'Ange-Gardien : une plateforme agricole.

« Elle compte plusieurs acres de terrains, et les gens en louent une partie pour produire des fruits et légumes biologiques, explique Louise Marchildon, directrice générale du CLD des Collines-de-l'Outaouais. Nous avons entre autres une dame originaire d'Afrique qui fait pousser des légumes exotiques. Ça permet aux gens de tester leur idée, de voir s'ils aiment ça et si c'est payant. » Certains s'installent dans la région par la suite.

Reste que plusieurs petits villages peinent à conserver et attirer de nouvelles familles, surtout ceux situés loin des centres urbains plus dynamiques, constate Mme Marchildon.

La dévitalisation est un défi important. Différentes initiatives visent à redresser la barre. « Le gouvernement du Québec a mis en place un groupe tactique d'intervention dans la MRC de Pontiac en mars, explique M. Machan. C'est une activité qui mobilise des gens d'affaires et des partenaires économiques. Onze projets locaux structurants ont été identifiés pour générer des emplois et répondre au besoin de diversification. »




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