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Le virage vert de l'Hôtel Chicoutimi

Au cours des 10 dernières années, l'Hôtel Chicoutimi... (Photo: Jeannot Lévesque, Le Quotidien)

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Au cours des 10 dernières années, l'Hôtel Chicoutimi a entièrement revu ses façons de faire et entrepris une démarche de développement durable.

Photo: Jeannot Lévesque, Le Quotidien

Emilie Laperrière

Collaboration spéciale

La Presse

Au cours des 10 dernières années, l'Hôtel Chicoutimi a entièrement revu ses façons de faire et entrepris une démarche de développement durable. L'établissement est d'ailleurs le premier à avoir engagé un écoconseiller au Québec. Retour sur son virage vert, étape par étape.

Depuis près de 10 ans, l'Hôtel Chicoutimi a... (Photo fournie par l’Hôtel Chicoutimi) - image 1.0

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Depuis près de 10 ans, l'Hôtel Chicoutimi a entièrement revu ses façons de faire et entrepris une démarche de développement durable.

Photo fournie par l’Hôtel Chicoutimi

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L'Hôtel Chicoutimi a complètement restructuré son système de gestion des matières résiduelles.

Photo Jeannot Lévesque, Le Quotidien

Les balbutiements

C'est en 2006, lors du début des rénovations majeures de l'hôtel, que le virage a réellement pris forme. « Le propriétaire de l'Hôtel Chicoutimi croit énormément en l'achat local et il est impliqué dans la région. Il s'est aperçu, en discutant avec Claude Villeneuve, directeur de la Chaire en écoconseil de l'UQAC, qu'il s'apprêtait à s'engager dans une démarche de développement durable sans même le savoir », raconte Annie Tremblay, directrice des ventes et du marketing. L'établissement a donc embauché un écoconseiller à temps plein pour l'aider à voir plus clair et à concevoir un plan d'action.

Les solutions

Les initiatives vertes de l'hôtel sont nombreuses. L'établissement a entre autres complètement restructuré son système de gestion des matières résiduelles ; il a instauré le compost et le recyclage et modifié l'emballage qu'il utilise. Pour améliorer l'efficacité énergétique, il a changé 60 % des ampoules, tout comme l'ensemble des fenêtres. Quelque 70 % des équipements sanitaires ont été remplacés pour réduire la consommation d'eau. Le savon et le shampoing que l'on trouve dans les chambres sont 100 % biodégradables et faits à la main par une savonnerie artisanale locale. De plus, 80 % des achats sont faits localement. Et les événements sont désormais certifiés zéro déchet, zéro carbone.

Les hauts et les bas

Le principal défi en a été un de ressources humaines. « La réaction a été mitigée au départ. C'est sûr que les jeunes sont touchés par l'environnement, mais les employés un peu plus vieux étaient déstabilisés de devoir changer leurs méthodes de travail », avoue Annie Tremblay. La présence de l'écoconseiller sur place a facilité les choses. Aujourd'hui, tout le monde est fier du travail accompli. Annie Tremblay n'y voit que du positif. « Il y a eu des retombées médiatiques et économiques. Ça a aussi aidé notre image. Certaines entreprises ne jurent que par nous. »

Les résultats

L'Hôtel Chicoutimi détourne un conteneur par semaine des lieux d'enfouissement : 17 % des matières résiduelles se retrouvent au compost et 43 % au recyclage. La valorisation de 7300 kg de matières putrescibles en compost a d'ailleurs permis d'éviter 7,3 tonnes de CO2. L'équipe a éliminé 95 % des emballages individuels et des produits jetables. En optant pour des pommeaux de douche à débit réduit, l'hôtel économise également 1,6 million de litres d'eau par année. Le gîte compense en outre la quasi-totalité de ses émissions de GES grâce à la forêt laboratoire de la Chaire de recherche en écoconseil de l'UQAC, un investissement d'environ 10 000 $ par année qui a permis de planter des milliers d'arbres.

Et maintenant ?

Aujourd'hui, l'écoconseiller agit plutôt comme consultant. Annie Tremblay et son équipe le rencontrent une fois par année pour dresser le bilan et se fixer de nouveaux objectifs. « Pour 2017, on revoit notamment le code d'éthique et les enjeux sociaux. Il faudra aussi réorganiser la cuisine. » L'Hôtel Chicoutimi vient également d'acquérir l'Auberge des îles et compte apposer sa signature verte à l'établissement. L'occasion de recommencer le processus et, pourquoi pas, de faire encore mieux.




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