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Avions d'affaires: un choix payant ?

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Le Global 7500 de Bombardier fait fureur auprès des personnes fortunées.

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Les grands donneurs d'ouvrage, comme Bombardier, Boeing ou Airbus, ne s'adressent plus directement aux petites PME pour participer à leurs programmes. Celles-ci doivent convaincre les fournisseurs de premier niveau des avionneurs, afin d'entrer dans leur chaîne d'approvisionnement. Or, la concurrence est rude, partout sur la planète. »

Didier Bert
La Presse

En se concentrant sur les avions d'affaires, Bombardier mise sur un marché prometteur. Les avionneurs spécialisés sont mieux placés que les géants de l'aérospatiale pour tirer parti de la demande planétaire pour ces aéronefs haut de gamme.

Une forte croissance

Il y a de plus de plus de clients pour les avions d'affaires. Le nombre de millionnaires et de milliardaires augmente dans les pays émergents, comme en Chine et en Inde.

Plus confortable qu'en classe économique.... (PHOTO BOMBARDIER) - image 2.0

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Plus confortable qu'en classe économique.

PHOTO BOMBARDIER

C'est parmi ces personnes fortunées que se trouvent les clients d'avions comme le Global 7500 de Bombardier, dont le prix catalogue s'élève à 95 millions de dollars.

Aussi, « les grandes entreprises acquièrent des avions d'affaires pour leurs équipes de direction, et non plus seulement pour un seul dirigeant », explique Michael Kamel, associé chez PwC Canada. Cela leur permet de se rendre dans des endroits parsemés sur la planète, pas toujours proches d'un grand aéroport.

Des avionneurs spécialisés

La concurrence est élevée sur ce marché attirant, mais où les clients sont très exigeants. On y trouve les géants Airbus et Boeing, en plus des avionneurs spécialisés que sont Bombardier, Embraer, Gulfstream, Dassault, Cessna, Piaggio, Diamond Aircraft.

Un appareil DA62 du constructeur Diamond Aircraft... (PHOTO FOURNIE PAR DIAMOND AIRCRAFT) - image 3.0

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Un appareil DA62 du constructeur Diamond Aircraft

PHOTO FOURNIE PAR DIAMOND AIRCRAFT

« Airbus et Boeing adaptent leurs plateformes pour produire des avions d'affaires, mais ils sont moins présents que les spécialistes », décrit Michael Kamel. En effet, malgré la puissance de leurs deux rivaux, les premiers avionneurs à tirer profit de cette croissance sont les firmes spécialisées dans les avions d'affaires.

Elles détiennent un savoir-faire adapté aux exigences de cette clientèle haut de gamme.

À toute vitesse

La vitesse est un argument prépondérant sur le marché des avions d'affaires.

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Un Global 7500 vole à près de Mach 1.

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À la fin de mars, le Global 7500 de Bombardier a établi un record de vitesse dans sa catégorie en volant à Mach 0,925, tout près de Mach 1, la vitesse du son, sur un vol reliant Los Angeles au New Jersey. De telles performances permettent de conforter l'image d'un appareil.

Les avions supersoniques pourraient même refaire leur apparition dans le ciel. « Un segment de personnes fortunées peut apprécier la vitesse, observe M. Kamel. La technologie supersonique existe depuis les années 70. De nouvelles applications peuvent satisfaire une clientèle sensible à ce critère. »

Des technologies de pointe

Le marché des avions d'affaires embarque les meilleures technologies offertes en aérospatiale. Les matériaux composites ont un bel avenir sur ces avions, affirme Michael Kamel, car ils allègent le poids des aéronefs.

À la fin de mars, le Global 7500 de... (PHOTO RYAN REMIORZ, PRESSE CANADIENNE) - image 5.0

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À la fin de mars, le Global 7500 de Bombardier a établi un record de vitesse dans sa catégorie en volant à Mach 0,925.

PHOTO RYAN REMIORZ, PRESSE CANADIENNE

Or, les gens d'affaires veulent un seul vol pour relier deux destinations : le poids doit être minimal pour maximiser l'autonomie des aéronefs. Les évolutions technologiques pourraient même encourager des avionneurs d'affaires à développer des aéronefs d'affaires ultralégers.

Il faudra du temps aux industriels pour passer du stade expérimental au déploiement commercial. Dans 10 ans, on verra peut-être certains aéronefs concurrencer l'hélicoptère et l'automobile sur de courtes distances, ajoute M. Kamel.




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