Artitalia a récemment fait un bond dans l’avenir en concevant le premier kiosque libre-service, sans personnel, pour Denim Society au Carrefour Laval. Le client avait le loisir de voir et de toucher certains articles et de faire ses achats en ligne avec des écrans tactiles. Grâce au casier intelligent Addobox, le client recevait une notification lui permettant de récupérer, avec un simple code, son achat une fois l’article livré.

Publié le 11 mai
Julie Roy Collaboration spéciale

Cette boutique éphémère n’est qu’un exemple, puisque Artitalia mène plusieurs projets dans les secteurs du commerce de détail et de la restauration. En plus de ses boîtes aux lettres intelligentes, les dirigeants travaillent à élaborer des prototypes de commandes en restaurant sans contact avec automatisation des achats.

D’ici peu, il sera possible d’aller dans un magasin, de prendre un article et d’automatiser le paiement. Ces magasins sans contact sont parfaits pour les commerces où on n’a pas besoin des conseils d’un employé.

Enzo Vardaro, vice-président du design et du marketing

« On développe aussi une machine automatisée pour aider les employés avec les cigarettes. Cela va faciliter l’inventaire et c’est une façon d’optimiser l’espace en mettant un bel affichage sur des écrans », explique Enzo Vardaro.

Amazon, Walmart, McDonald’s, Postes Canada et compagnie

Les idées d’Artitalia, établie dans l’est de Montréal, font leurs marques auprès des géants comme Amazon, Walmart, McDonald’s, Postes Canada et d’autres. « Nous avons quatre marchés principaux : le commerce de détail, l’hôtellerie et la restauration, la manutention et le courrier et colis. On offre des solutions personnalisées à nos clients. On propose des designs modernes. Si vous allez dans un McDonald’s, le look que vous y retrouvez, c’est nous », affirme Enzo Vardaro.

PHOTO KARENE-ISABELLE JEAN-BAPTISTE, COLLABORATION SPÉCIALE

Nicholas, Enzo, Giosue et Tony Vardaro, d’Artitalia

Répondre à la demande en tout temps

Le chiffre d’affaires d’Artitalia va dépasser cette année les 150 millions de dollars, selon l’entreprise qui possède des bureaux au Canada, aux États-Unis et en Chine. Avec plus de 500 employés dans ses installations d’une superficie totale de 1,2 million de pieds carrés, Artitalia cible des clients qui sont des géants dans leur domaine. « On n’approche pas n’importe qui puisqu’on travaille avec du volume. On peut faire des dizaines de milliers de chariots pour des clients comme Amazon », dit l’entrepreneur.

Pour répondre à la demande, l’entreprise doit être disponible en tout temps pour ses clients. C’est pour cette raison qu’elle a adopté le mode « Industrie 4.0 ». « La pénurie de travailleurs, les fermetures gouvernementales et la lutte constante pour pourvoir les postes au sein de la production sont actuellement un fardeau pour nous, comme pour la plupart des fabricants, dit Enzo Vardaro. C’est pourquoi on investit de 4 à 5 millions par année pour l’automatisation. Ces technologies intelligentes et sophistiquées nous permettent d’améliorer la qualité, d’augmenter notre capacité et, surtout, de réduire le temps et les coûts de production. »

La clé de leur succès

Lauréat or du programme des Sociétés les mieux gérées, Artitalia explique que la clé de son succès repose sur l’innovation et la flexibilité. « On ne s’assoit jamais sur nos lauriers et on ne se contente pas d’un seul produit », explique Enzo Vardaro, vice-président du design et du marketing. Pour arriver à soutenir son rythme de croissance, l’entreprise a procédé à l’acquisition de plusieurs concurrents au cours des 20 dernières années et est toujours ouverte aux occasions d’achat. À cela s’ajoute la patience. Enzo Vardaro explique qu’il faut énormément de persévérance pour arriver à faire des affaires avec des géants. « On investit beaucoup dans les expositions dans le monde. Tout commence par un appel et ça peut prendre des années avant qu’on nous donne une chance. On ne lâche pas, on peut avoir dix non avant d’avoir un oui. On se présente, on invite les clients et on commence petit avec un produit comme un seul chariot », témoigne l’homme d’affaires.