Exprolink, constructeur québécois de petits véhicules électriques vocationnels (VEV) pour l’entretien des rues, a annoncé récemment un partenariat avec Zero Motorcycles, leader mondial dans le domaine des motos et groupes motopropulseurs électriques, dans le but d’électrifier ses deux modèles de VEV.

Caroline Rodgers Collaboration spéciale

Établie à Longueuil, Exprolink assemble deux types de VEV : des voiturettes-balayeuses qui permettent d’aspirer les feuilles et détritus de toutes sortes dans les rues et les stationnements, ainsi qu’un balai de rue à brosses suffisamment compact pour circuler sur les trottoirs.

Ces véhicules fonctionnent au diesel. Toutefois, en 2019, Exprolink a annoncé la volonté d’électrifier tous ses VEV, qui sont commercialisés sous la marque Madvac depuis 30 ans.

« Nos clients veulent maintenant des véhicules électriques, dit Jean Bourgeois, président d’Exprolink. Notre défi était de trouver un fournisseur de batteries dotées d’une haute concentration d’énergie au pouce carré, car il s’agit de véhicules compacts. Il n’y a pas beaucoup d’espace pour mettre la batterie. Zero Motorcycles va nous fournir les batteries nécessaires à cette transition. Ils sont en activité depuis 15 ans et font des batteries pour les motos, dont l’espace est aussi très limité. Sur le marché, ils ont le meilleur ratio de kilowatts au pouce cube et à la livre. »

PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK

Exprolink fabrique notamment des voiturettes-balayeuses qui permettent d’aspirer les feuilles et détritus de toutes sortes dans les rues et les stationnements.

Zero Motorcycles travaille également depuis un an avec la marque bien connue de motocyclettes et de véhicules tout-terrain Polaris, entre autres.

« Ils ont la réputation d’être le Tesla de la motocyclette », dit Jean Bourgeois.

Long processus

Avant d’effectuer ce choix, Exprolink a collaboré avec le Centre de technologies avancées (CTA) de Sherbrooke pour la recherche de ce nouveau partenaire.

Ç’a été un long processus, car une fois le partenaire choisi, il y a les négociations, suivies de l’intégration de la technologie dans nos véhicules. On parle d’un processus de plus d’un an et demi. C’était donc important de bien faire nos devoirs pour nous assurer d’aller vers le meilleur partenaire.

Jean Bourgeois, président d’Exprolink

Le premier modèle, la voiturette-aspirateur, sera en production dès novembre, et le balai de rue, en 2022.

PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK

Exprolink fabrique aussi un balai de rue à brosses, suffisamment compact pour circuler sur les trottoirs.

La demande pour les véhicules électriques par les municipalités et organismes publics est élevée, notamment parce qu’ils ont des objectifs à atteindre en matière de réduction des gaz à effet de serre (GES), mais aussi pour l’économie de carburant. Ces clients exigent toutefois la même autonomie qu’avec les véhicules à essence.

« Avec les batteries de Zero Motorcycles, tous les tests de consommation d’énergie que nous avons effectués permettent de prévoir une autonomie allant jusqu’à neuf heures », dit Jean Bourgeois.

La croissance s’accélère pour Exprolink, qui souhaite quadrupler son chiffre d’affaires d’ici cinq ans et a ouvert plusieurs bureaux de vente aux États-Unis. Ce virage électrique est soutenu par le Fonds de solidarité FTQ, qui a investi 3 millions dans l’entreprise en 2020. Exprolink a d’ailleurs doublé son nombre d’employés depuis 2019. Ses VEV sont vendus dans de nombreuses villes dans le monde, dont Dubaï, New York, San Francisco, Singapour et Washington.