Il y a des tonnes de fonds communs de placement de toutes sortes sur le marché. Voici quatre questions de base à se poser avant d’acheter des parts dans un fonds.

Martine Letarte Martine Letarte
Collaboration spéciale

Est-ce que je comprends bien ce qu’est un fonds commun de placement ?

« Un fonds commun, c’est de l’argent qu’un grand nombre d’investisseurs mettent ensemble et qui est géré par un gestionnaire de portefeuille professionnel qui surveille le marché à la place des investisseurs et qui prend des décisions par rapport aux placements », explique Brigitte Felx, planificatrice financière chez RBC.

On peut inclure des fonds communs dans son épargne non enregistrée, dans son régime enregistré d’épargne-retraite (REER), dans son régime enregistré d’épargne-études (REEE) ou dans son compte d’épargne libre d’impôt (CELI). « Le minimum qu’on peut y investir est 500 $ », ajoute Mme Felx.

Quels sont les types de fonds communs de placement ?

« Je donnerais quatre grandes catégories de fonds, indique Mme Felx. La première est les fonds du marché monétaire, qui sont très simples et comportent moins de risques. La deuxième est les fonds à revenus fixes, dont les fonds obligataires. Ensuite, il y a les fonds d’actions, qui visent à aller chercher de la croissance dans le portefeuille. Ils peuvent contenir des actions canadiennes, américaines, internationales, ou encore des actions d’entreprises concentrées dans un secteur d’activité. Ensuite, il y a les fonds équilibrés, qui sont en fait des solutions de portefeuille qu’on choisit selon sa tolérance au risque. »

On peut aussi opter pour des fonds responsables. « Les gestionnaires de ces fonds choisissent les entreprises dans lesquelles ils investissent en regardant les critères financiers, environnementaux, sociaux et de gouvernance », explique Angela Iermieri, planificatrice financière chez Desjardins.

Ai-je pris le temps de déterminer mon horizon de placement et ma tolérance au risque ?

« Il est très important de savoir pourquoi on investit, parce que cela influencera son choix de fonds communs, affirme Angela Iermieri. Par exemple, on choisira un fonds avec un objectif de croissance si on souhaite économiser à long terme pour sa retraite. Mais on choisira un fonds avec un moins grand niveau de risque si c’est pour réaliser un projet à moyen terme. En plus de son horizon de placement, il faut déterminer sa tolérance au risque avant de choisir un fonds commun de placement. »

Est-ce que les frais de gestion du fonds commun sont justifiés par rapport à son rendement ?

« Les fonds communs ont tous des frais de gestion, mais ils varient selon le type de gestion qui est fait, explique Brigitte Flex. Par exemple, si c’est un fonds sectoriel ou géographique qui demande un niveau de gestion complexe, ils seront plus élevés. L’important, c’est de regarder les frais de gestion en fonction du rendement du fonds pour obtenir son rendement net. Ensuite, on peut le comparer facilement à d’autres. L’idéal est de faire cette analyse avec son conseiller, qui saura offrir un bon accompagnement. »