Investir dans un REER ne se limite pas à verser de l’argent dans un compte d’épargne. L’investisseur doit faire quelques choix. Quels types de placements choisir en ces temps incertains ? Conseils d’experts.

Martine Letarte Martine Letarte
Collaboration spéciale

Fonds négociés en Bourse (FNB)

Depuis une dizaine d’années, les FNB prennent de plus en plus leur place dans les choix des investisseurs. Selon Alain Desbiens, directeur FNB chez BMO Gestion mondiale d’actifs, ils sont toujours une bonne option puisqu’il est convaincu que l’incertitude actuelle ne devrait pas empêcher les gens d’investir sur les marchés financiers en prévision de leur retraite. « Lorsqu’on investit pour la retraite, on pense à aller chercher du rendement à long terme pour essayer de contrer les deux gros risques, soit l’inflation et la longévité, affirme-t-il. Avec leurs frais de gestion très bas, les FNB sont une façon très peu coûteuse d’investir sur les marchés financiers. De plus, lorsqu’on compare les FNB indiciels avec les fonds de leur catégorie, ils sont généralement plus performants. » Il a un faible pour les FNB qui investissent dans les entreprises qui se distinguent en tenant compte des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). « C’est l’avenir », dit-il.

Fonds communs de placement

Hadi Ajab, planificateur financier indépendant et représentant en épargne collective inscrit auprès de Services en placements Peak, remarque toutefois que les frontières entre les FNB et les fonds communs de placement sont de plus en plus ténues. « Aujourd’hui, il y a plusieurs fonds communs de placement qui incluent des FNB, indique-t-il. Il y a aussi des FNB qui sont regroupés pour faire des portefeuilles gérés de style fonds communs de placement. Les fonds communs de placement restent une solution intéressante pour leur liquidité et pour leur diversification. »

Actions

Alors que les marchés fluctuent, avec certaines entreprises qui atteignent des sommets en Bourse et d’autres qui plongent, les investisseurs au profil risqué peuvent avoir envie d’en profiter pour acheter des actions de certaines entreprises. « Pour investir dans des titres individuels, on devrait avoir un portefeuille de quelques millions de dollars, parce qu’il faut tout de même s’assurer d’avoir une bonne répartition d’actifs », prévient toutefois Alain Desbiens.

Obligations

Les obligations, notamment des gouvernements, peuvent être intéressantes à mettre dans son REER pour des raisons fiscales, surtout si on a aussi de l’épargne non enregistrée. « Tous les intérêts des obligations doivent être ajoutés à son revenu imposable, alors c’est mieux de les détenir dans son REER pour être imposé seulement au moment du retrait, affirme Hadi Ajab. On peut alors garder pour son épargne non enregistrée la partie croissance de son portefeuille. Seulement une portion des gains en capital et les dividendes rapportés par les actions doivent être ajoutés au revenu imposable. »

Fonds distincts

Ces fonds garantissent la somme investie au départ au moment du décès de l’investisseur et à l’échéance du contrat signé pour plusieurs années. De plus, selon le rendement, la somme garantie peut être augmentée régulièrement. « Ces fonds peuvent être intéressants pour les gens qui sont encore à environ 15 ou 20 ans de la retraite, mais qui n’aiment pas voir les marchés baisser », indique Hadi Ajab.