Dans l’univers changeant de l’investissement, l’industrie des fonds communs met beaucoup l’accent sur la création de fonds adaptés aux besoins des investisseurs dans la réalité actuelle des marchés. Léon Garneau Jackson, de la BMO, et Annamaria Testani, de la Banque Nationale, suggèrent quatre fonds pouvant répondre à ces besoins.

Jean Gagnon Jean Gagnon
Collaboration spéciale

BMO Fonds concentré d’actions mondiales

Il s’agit d’actions, mais la structure de ce fonds commun se distingue des autres fonds d’actions, explique Léon Garneau Jackson. Il est conçu pour les investisseurs à la recherche d’une solution de croissance à partir de sociétés qui font figure de chef de file à l’échelle mondiale. Le fonds concentre ses investissements dans 20 à 30 entreprises de grande qualité de partout dans le monde en portant une attention particulière à l’évaluation. Mais aussi, il s’agit d’entreprises opérant pour la plupart dans des secteurs non cycliques, ce qui signifie que le fonds sera beaucoup moins touché par les corrections boursières que les fonds d’actions qui se comparent aux indices boursiers. Au 31 janvier, plus de 50 % de l’actif de ce fonds était investi dans trois secteurs, soit la consommation discrétionnaire, les soins de santé et les technologies de l’information.

BMO Fonds vente d’options d’achat couvertes de banques canadiennes

Encore là, on parle d’actions. Mais il s’agit ici d’un panier diversifié de banques canadiennes auquel s’ajoute la vente d’options d’achat, ce qui permet à la fois de réaliser un rendement durable et d’atténuer l’effet des baisses de marché. Ce fonds s’adresse aux investisseurs à la recherche de revenus, mais qui peuvent tolérer un risque de placement moyen. Le gestionnaire du fonds investit dans des actions de banques canadiennes qui versent comme on le sait de bons dividendes. Selon la volatilité du marché, le gestionnaire vendra des options d’achat couvertes sur ces titres. La prime reçue à la vente de ces options viendra s’ajouter aux revenus que fournissent les dividendes. Cette stratégie permet également de gérer le risque de baisse afin d’atténuer les pertes en capital.

Fonds de revenus d’actifs réels mondiaux BNI

Ce fonds de la Banque Nationale, dont le gestionnaire est Gestion d’actifs BNY Mellon Canada, est lui aussi un fonds d’actions, mais il vise un secteur très particulier, soit celui des actifs réels, aussi appelés infrastructures, explique Annamaria Testani. L’objectif est de procurer un revenu et une croissance du capital à long terme tout en assurant une protection du capital contre l’inflation. Le fonds s’adresse aux investisseurs dont l’horizon de placement est d’au moins cinq ans et qui désirent un niveau de volatilité de faible à moyen. Environ 50 % des actifs du fonds sont investis dans le secteur Services aux collectivités. Le fonds investit principalement dans des titres de style « valeur » de grande capitalisation.

Fonds de revenu fixe sans contraintes BNI

Voilà finalement un fonds d’obligations, mais il est assez particulier. Géré par Trust Banque Nationale avec le sous-gestionnaire J. P. Morgan Investment Management, ce fonds se caractérise par le fait qu’il n’est pas soumis à une stratégie particulière. En fait, les gestionnaires peuvent utiliser toutes les stratégies, traditionnelles ou alternatives, dont l’utilisation de produits dérivés, qu’ils jugent appropriées en fonction des conditions de marché. L’objectif du fonds demeure de maximiser le rendement total tout en mettant l’accent sur la préservation du capital. Le fonds détiendra des titres à revenu fixe d’émetteurs situés partout dans le monde et comportant des échéances et des cotes de crédit variées. Bien que la volatilité du fonds se veuille faible, le rendement peut être variable d’une année à l’autre, si bien que le fonds s’adresse aux investisseurs ayant un horizon de placement d’au moins trois ans.