Lorsqu’on travaille à son compte, il faut prendre ses finances en main si on veut garnir son REER afin de se préparer une retraite confortable. C’est ce qu’a fait l’ostéopathe Julie Bergeron rapidement après avoir commencé à travailler. Elle partage ses trucs avec nous.

Martine Letarte Martine Letarte
Collaboration spéciale

Le calcul

Dès qu’elle a commencé à travailler comme ostéopathe, Julie s’est fait sensibiliser par son comptable à l’importance de mettre de l’argent de côté pour ses impôts et son REER. Lorsque sa première année comme travailleuse autonome s’est terminée, ils ont regardé ses revenus et différents montants qu’elle pourrait investir dans son REER avec les économies d’impôts qu’ils lui permettraient de réaliser. Ensemble, ils ont trouvé le montant idéal qu’elle pouvait se permettre de cotiser.

Le travailleur autonome ne peut compter que sur lui-même pour économiser pour sa retraite, alors il doit mettre rapidement en place une structure d’épargne flexible pour la respecter malgré les fluctuations de ses revenus. Il pourra ainsi bénéficier de plusieurs années d’intérêts composés. Donc, ce sera plus facile d’amasser un bon montant.

Richard Audette, gestionnaire de placements agréé

Le truc

Pour éviter d’investir une grosse somme en fin d’année dans son REER, Julie a rapidement opté pour des prélèvements automatiques. « Je suis allée modestement au début parce qu’il faut s’habituer, explique-t-elle. Il faut penser aussi que, comme travailleuse autonome, il y a des mois qui sont plus durs que d’autres, comme lorsqu’on est en vacances et qu’on n’a pas de revenus. Si j’étais capable, j’investissais un petit montant de plus en fin d’année. » Il lui est arrivé au début de vouloir arrêter les prélèvements. « Mais c’est trop facile d’arrêter, dit-elle. Il m’est arrivé aussi d’utiliser ma marge de crédit quelques semaines pour que les prélèvements automatiques puissent passer, puis je la remboursais rapidement. Maintenant, c’est intégré à ma routine, comme mon paiement d’hypothèque. »

18 %

C’est la part de votre revenu admissible gagné l’année précédente que vous pouvez cotiser dans votre REER, jusqu’à un maximum de 26 500 $, pour l’année 2019. Vous pouvez y ajouter des déductions inutilisées des années précédentes. C’est ce qui a permis à Julie de cotiser à son REER pour l’équivalent d’environ 20 % de son revenu ces dernières années. « Ça demande une bonne discipline, dit-elle, mais ça fait une grosse différence sur l’impôt à payer. »

La limite

Si le comptable de Julie la poussait toujours à investir plus d’argent dans son REER, elle a dû récemment calmer ses ardeurs. « Il me disait toujours que si j’avais les moyens de voyager, j’avais les moyens de mettre 1000 ou 2000 $ de plus dans mon REER », dit-elle. Sauf que récemment, elle a dû se débarrasser de sa vieille voiture payée depuis belle lurette pour s’en acheter une nouvelle. Elle devait baisser le montant de ses prélèvements pour payer ses mensualités.

Le choix du conseiller

Le conseiller financier de Julie lui a dit qu’elle pouvait descendre un peu ses prélèvements sans problème, mais il lui a conseillé d’attendre avant de le faire puisque le marché était bas et que c’était le temps d’acheter. « J’ai descendu mes prélèvements, mais moins que je pensais le faire au départ. C’est important de choisir un conseiller financier stimulant en qui on a confiance », affirme Julie Bergeron.