Les 12 travaux d’Astérix… C’est un peu l’impression qu’ont certains entrepreneurs lorsqu’ils cherchent à dénicher du financement pour leur innovation. Pas étonnant, puisqu’il existe près de 1300 organismes qui viennent en aide aux entrepreneurs et des centaines de programmes de subventions et d’options en financement privé. Voici quatre portes d’entrée pour mieux s’y retrouver.

Julie Roy
Collaboration spéciale

QuébecInnove

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Isabelle Foisy, PDG de QuébecInnove

Organisme sans but lucratif avec un réseau de plus de 14 000 chercheurs et experts, QuébecInnove se veut un aiguilleur autant pour les entreprises qui sont en quête de financement que pour celles qui souhaitent accélérer leurs projets d’innovation. Les gens d’affaires qui s’y réfèrent sont assurés de ne pas tomber entre deux chaises, et ce, peu importe le degré de maturité de leur innovation. « On va travailler souvent avec les entrepreneurs orphelins qui ne savent pas où aller. La pandémie en a forcé plusieurs à se réorienter dans des créneaux avec lesquels ils sont moins familiers. Notre travail est de les aider à cogner à la bonne porte. Nous sommes entre autres des spécialistes du financement public et de l’expertise recherche », souligne Isabelle Foisy, présidente-directrice générale de QuébecInnove.

Les corporations de développement économique

PHOTO FOURNIE PAR LA CDEJ

Nicolas Framery, DG de la CDEJ

La plupart des MRC du Québec possèdent leur propre corporation ou service de développement économique. Elles sont les portes d’entrée locales. Leur portefeuille de partenaires leur permet de diriger les entrepreneurs vers les meilleures ressources, selon l’avancement de leur projet d’innovation et en fonction des besoins des entreprises. Aussi, les aides qu’elles peuvent offrir peuvent atteindre un maximum de 250 000 $. Pour Nicolas Framery, directeur général de la Corporation de développement économique de la MRC de Joliette (CDEJ), il faut toutefois faire attention à la notion de financement. « Notre offre de services est avant tout basée sur l’accompagnement. Nous faisons du financement, mais nous travaillons surtout à conseiller et à orienter autant la jeune pousse que la PME établie vers les bonnes ressources, que ce soit des programmes financiers ou des experts techniques. »

Investissement Québec

Fini le temps où les entrepreneurs devaient faire 50 démarches pour dénicher du financement en ayant le sentiment d’être une balle de ping-pong, c’est du moins la volonté d’Investissement Québec. Depuis juin, on y retrouve sous la même enseigne le volet financier (incitatifs et financement privé), l’accompagnement et les conseils stratégiques. « Ce n’est pas la responsabilité des entrepreneurs de connaître tous les programmes, c’est notre rôle. Il leur suffit de contacter notre numéro ou d’appeler leur directeur de compte, de raconter leur histoire une seule fois et on va les diriger au bon endroit », indique Alexandre Sieber, premier vice-président exécutif, financement corporatif, pour Investissement Québec.

Une application pour les programmes fédéraux

Du côté du fédéral, la nouvelle application Entreprises Canada permet de mieux s’y retrouver parmi la gamme de services offerts. Son avantage : elle réduit la nécessité de visiter plusieurs sites parce qu’elle a été conçue afin de répondre à des besoins spécifiques. Elle permet aux utilisateurs de recevoir des recommandations adaptées à leur entreprise, de mettre en place des notifications personnalisées concernant les demandes de financement et d’obtenir des informations pour développer et faire avancer leurs idées. Si cela ne suffit pas, il est également possible de consulter un conseiller en innovation dont le rôle est d’aider les entrepreneurs à s’y retrouver dans cet écosystème gouvernemental parfois complexe.