Même lorsque leur créneau sort du lot, des PME lavalloises voient grand. Certaines se lancent sur les marchés internationaux, d’autres doivent agrandir leurs installations pour répondre à la demande. Coup d’œil sur quatre entreprises atypiques dans la région qui prennent du galon.

Etienne Plamondon Emond, Collaboration spéciale
La Presse

Faire de l’espace pour la croissance

En moins de cinq ans, l’entreprise Fourgons Transit a doublé sa superficie pour s’étaler aujourd’hui sur 1 million de pieds carrés. En raison de ses activités, le fabricant de boîtes de camion multi-usages ou réfrigérées a besoin d’espaces de stationnement. Elle a donc fait l’acquisition du terrain voisin de 415 000 pieds carrés en 2016, puis d’un espace de 80 000 pieds carrés qui l’en séparait en 2018. « On a aménagé nos infrastructures pour être en mesure de produire un plus grand volume et être capables de servir des clients d’un océan à l’autre », explique Louis Leclair, président de la PME. « Avec une croissance aussi rapide, d’ici quatre ans, on va manquer d’espace », observe M. Leclair.

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

George Ambartsoumian a démarré GA International il y a 20 ans en bricolant dans son sous-sol de Laval des étiquettes adaptées aux exigences des milieux de recherche.

Des étiquettes qui voyagent

Il y a un mois, GA International a lancé un site transactionnel pour une toute nouvelle gamme d’étiquettes vouée aux secteurs industriels de l’automobile, de l’aérospatiale, de l’électricité et de l’électronique. George Ambartsoumian a démarré l’entreprise il y a 20 ans en bricolant dans son sous-sol de Laval des étiquettes adaptées aux exigences des milieux de recherche. Aujourd’hui, son entreprise compte plus de 65 employés et vend plus de 6000 produits d’identification différents, dont certains résistent à l’azote liquide, aux solvants ou à d’autres conditions extrêmes rencontrées en laboratoire. « On vient d’enregistrer l'entreprise en Inde et on commence à livrer nos produits sur ce marché », ajoute George Ambartsoumian, toujours président de cette PME.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

Les produits ménagers de Planette produits écologiques se retrouvent désormais dans plus de 150 points de vente au Québec.

Nettoyer sans polluer

L’entreprise Planette produits écologiques a ouvert en août dernier une boutique à l’endroit, dans le boulevard des Laurentides, où elle confectionne ses produits ménagers à base d’ingrédients naturels. « Les gens qui viennent ont même accès à l’atelier ; tout est ouvert et rien n’est caché », indique Myriam Tellier. L’ergothérapeute de formation a démarré avec sa mère la PME en 2015. Elle a d’abord vendu ses produits par l’entremise d’une boutique en ligne, ce qui a généré une demande pour du remplissage dans les magasins associés au mode de vie zéro déchet. La PME emploie à temps partiel deux travailleurs avec des défis particuliers, en plus d’une personne responsable d’un réseau de distribution, Les mères nature, basé sur le modèle des conseillères Tupperware.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

Hugo Meunier, cofondateur de l’entreprise FilmOrganic, qui conçoit des paillis biodégradables pour offrir aux agriculteurs une solution de rechange aux paillis en polyéthylène

Prendre la clé des champs américains

Les paillis biodégradables conçus par l’entreprise FilmOrganic à l’aide de biopolymères ont commencé à être distribués dans 35 États au sud de la frontière. La PME exporte ainsi aux États-Unis ses produits créés pour offrir aux agriculteurs une solution de rechange aux paillis en polyéthylène, ni recyclables ni compostables, utilisés dans plusieurs champs de fruits et légumes. Ces derniers demandent argent et main-d’œuvre au moment d’être enlevés et laissent des résidus polluants, mais « rien n’oblige les fermiers à faire un changement », concède Hugo Meunier, cofondateur de l’entreprise. « On s’est dit qu’on est mieux de comprendre les fermiers et de travailler avec eux pour trouver des solutions intéressantes. »