À 25 ans, nombreux sont celles et ceux qui ont terminé leurs études, qui occupent un premier boulot bien rémunéré et qui commencent à prévoir d’importantes dépenses. Afin de faire des choix bien avisés, voici quelques conseils du planificateur financier chez FinancesTI360 Charles-Olivier Ledoux.

Samuel Larochelle Samuel Larochelle
Collaboration spéciale

Le fameux budget

Si vous avez entretenu un léger flou sur vos finances depuis des années, il est temps de connaître en détail vos dépenses, vos revenus et vos obligations financières. « Le budget ne doit pas être rigide à 100 %. Il s’agit surtout de savoir précisément de quoi on dispose, afin d’évaluer combien on peut épargner, si on peut concrétiser ses rêves et auquel s’attaquer en premier. » Bref, on établit un plan pour des projets à court, moyen et long terme. « À la mi-vingtaine, on doit souvent rembourser des dettes d’études avant d’envisager d’acheter une propriété. »

Coussin de sûreté

Après avoir (sur) vécu de paye en paye comme étudiant, votre salaire ouvre maintenant la porte à un fonds d’urgence. « J’encourage les gens à épargner l’équivalent de trois à six mois de dépenses mensuelles pour pallier les imprévus. Surtout en cas de problème de santé. Si on tombe malade ou qu’on a un accident qui nous empêche de travailler, le coussin financier vient soulager l’imprévu qui nous a mis K.-O. » Ces économies aident aussi à couvrir certains délais avant que la compagnie d’assurances paie une réclamation. M. Ledoux suggère aux travailleurs autonomes de souscrire une police d’assurance invalidité.

« Investir en soi »

C’est l’expression utilisée par le conseiller pour parler d’épargne. « Les gens ont tendance à vivre beaucoup dans le moment présent et à surconsommer, plutôt que de s’offrir des montants d’argent qu’ils utiliseront dans le futur. » Il conseille les prélèvements automatiques coordonnés avec les payes. « L’humain sait s’adapter. S’il gagne 2000 $ toutes les deux semaines et qu’il a 200 $ de moins dans ses poches, il va réussir à vivre, sans percevoir de grande différence. » M. Ledoux encourage à placer ces sommes dans un REER et dans un CELI permettant les retraits, sans impact fiscal, au besoin.

Fixer des étapes

Vous rêvez d’un voyage d’un mois en Asie ou d’une année en Amérique du Sud ? Alors déterminez quand vous irez et combien peut coûter le projet, afin de dégager un horizon de temps pour le financer. « À 25 ans, les objectifs tournent souvent autour d’un voyage, d’une propriété, d’un retour aux études et même de la retraite. Plus on met des efforts tôt pour avoir des sous de côté, plus ce sera facile d’atteindre la retraite éventuellement et de ne pas travailler toute sa vie. Il faut un plan de match et économiser un peu à la fois. »