L’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) aura 100 ans en 2020. Un siècle d’existence qui n’a pas été de tout repos. Voici cinq moments marquants dans l’évolution de la profession d’ingénieur au Québec.

Martine Letarte Martine Letarte
Collaboration spéciale

1920

Création de la Corporation des ingénieurs professionnels du Québec (CIPQ) le 14 février, avec plus de 500 membres, pour encadrer la profession et augmenter sa crédibilité. Elle établit ensuite un code d’éthique et met en place un comité pour étudier les pratiques illégales. Le sceau officiel des ingénieurs est adopté en 1932 pour authentifier les plans, les rapports et les documents officiels produits par les ingénieurs. Le statut d’ingénieur junior est instauré en 1959.

1964

La Loi sur les ingénieurs est adoptée par le gouvernement du Québec pour protéger le public. Ses objectifs sont de créer l’OIQ, de définir les activités qui sont réservées aux ingénieurs, de déterminer des règles relatives à l’admission à l’ordre et de prévoir des sanctions pour l’exercice illégal de la profession et pour l’usurpation du titre d’ingénieur. La CIPQ devient l’OIQ en 1974, dans la foulée de la création du système professionnel sous l’égide de l’Office des professions du Québec.

1976

Adoption du Code de déontologie des ingénieurs qui remplace le code d’éthique qui datait de 1959. Certaines modifications ont eu lieu depuis son adoption, mais il est toujours en vigueur. Il contient surtout des dispositions sur les devoirs et obligations des ingénieurs du Québec envers le public ou le client, en plus de quelques dispositions relatives notamment aux actes dérogatoires à la dignité de la profession et aux fonctions incompatibles avec l’exercice de la profession.

2016

L’OIQ est mise en tutelle par le gouvernement du Québec après avoir multiplié les problèmes de gestion dans un contexte de crise à la suite de l’éclatement de plusieurs scandales impliquant des ingénieurs et la tenue, en 2011, de la Commission sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction, mieux connue comme la commission Charbonneau. À la suite de l’arrivée de Kathy Baig comme présidente, l’OIQ adopte le Plan ING2020 pour renforcer les mécanismes de protection du public.

2019

Le gouvernement lève la mise en tutelle de l’OIQ et dépose un projet de loi pour moderniser la Loi sur les ingénieurs. Il vient notamment élargir le champ de pratique en incluant des spécialisations inexistantes en 1964, comme les génies logiciel, informatique, biomédical et de l’environnement. Un nouveau programme pour renforcer l’évaluation des compétences techniques et professionnelles des candidats à la profession d’ingénieur vient remplacer le statut d’ingénieur junior. L’OIQ compte 65 000 membres et futurs membres.