Geneviève Carle fait partie des 50 femmes invitées à écrire un chapitre dans le livre America’s Leading Ladies : Who Positively Impact the World, aux côtés d’Oprah Winfrey et de Melinda Gates. La diplômée du MBA de l’Université de Sherbrooke a été sélectionnée pour ses nombreux engagements sociaux, ses trois entreprises et sa volonté inépuisable d’élever les gens autour d’elle.

Samuel Larochelle Samuel Larochelle
Collaboration spéciale

Dans son chapitre intitulé « Leaders as Gardeners », l’entrepreneure explique sa philosophie voulant que la vie est un grand jardin dans lequel on sème des petites graines qui peuvent avoir un impact majeur dans l’avenir, tant sur soi que sur le reste de la société. « J’ai toujours été animée d’un désir d’aider les autres à avoir du succès, explique-t-elle. Mes parents étaient comme ça : mon père était psychiatre et ma mère, enseignante. »

Geneviève Carle siège actuellement aux conseils d’administration de quatre organisations : La Boussole – Centre de ressources à la famille, TED et Toit, qui aide les personnes vivant avec un trouble envahissant du développement, la Fondation québécoise de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées, et COSIMU, qui a créé une application musicale visant à développer la créativité et la confiance en soi.

Elle s’y investit tout en dirigeant trois entreprises de front : la firme de consultation Services CGC, Page Capital International, qui soutient le développement des jeunes pousses, et Groupe financier mondial, qui aide les familles principalement en Amérique du Nord. « Ça fait seulement quatre ans que je suis dans les affaires, alors mes impacts sont peut-être mineurs pour l’instant, mais on sème. Dans mes trois entreprises, j’aide les gens à atteindre leur plein potentiel et j’aide ma communauté pour créer de la richesse au Québec et au Canada. »

Se lancer à 45 ans

La femme d’affaires parle de quatre années, mais elle a auparavant travaillé pour la Banque CIBC pendant 27 ans. Après avoir dirigé des équipes nationales, tant du côté des comptes personnels que des comptes commerciaux, elle a senti le besoin de travailler plus étroitement avec les entrepreneurs.

J’ai eu plein de défis intellectuels intéressants à la CIBC, mais un gros bateau, ça ne va pas vite. Maintenant, je travaille directement avec les dirigeants d’entreprises et on voit des résultats rapides.

Geneviève Carle

En entrevue, on sent la passion qui l’anime pour l’entrepreneuriat. « Ce sont les PME qui font rouler 90 % de notre économie. Je sens que j’ai un impact plus important en m’investissant auprès d’elles ainsi. »

Elle avait 45 ans lorsqu’elle a quitté la CIBC pour devenir entrepreneure à son tour. « C’était un peu vertigineux. J’étais habituée à un salaire intéressant et à une grande sécurité. Quand on est en affaires, il faut sans cesse faire du développement et se motiver soi-même. Heureusement, j’ai toujours été disciplinée et capable de me motiver moi-même. »

Avec un plan d’affaires et des objectifs clairs, elle a fait croître son entreprise peu à peu. Aujourd’hui, quatre consultants travaillent avec elle sur une base régulière et près de 20 autres se joignent à eux de manière ponctuelle.