Le Club de golf Drummondville accueille désormais des congrès. Cet endroit connaît une renaissance depuis son acquisition en 2018 par Soprema, qui a lancé un projet de 40 millions de dollars pour lui donner une nouvelle vie.

Etienne Plamondon Emond
Collaboration spéciale

Déjà propriétaire d’un tel terrain dans la région de Strasbourg, en France, la multinationale française spécialisée dans les matériaux de construction a décidé de répéter l’expérience dans le Centre-du-Québec, où elle est bien implantée.

« Le club de golf n’était pas nécessairement à vendre, mais Soprema a décidé de faire une offre pour pouvoir y recevoir des clients du domaine des affaires dans un endroit stratégique et central », explique Magali Nadeau, chargée de projet pour les événements chez Soprema. Et le golf, assure-t-elle, reste une activité prisée pour favoriser ces rencontres.

Cela [le golf] demeure un attrait pour le monde des affaires, malgré le fait qu’on dit que c’est en déclin. On a essayé bien des formules, mais celle-ci demeure toujours intéressante.

Magali Nadeau, chargée de projet pour les événements chez Soprema

L’entreprise souhaitait que des tournois y soient organisés et que les amateurs du vert y soient comblés, mais elle visait plus grand : elle voulait offrir un lieu agréable, été comme hiver, pour tous les touristes d’affaires, même ceux qui n’ont aucune passion pour ce sport. Elle a donc rénové le chalet, le restaurant et le bar dans la dernière année en prenant soin d’enlever les éléments qui donnaient l’impression de se trouver dans un club privé.

En plus d’une terrasse pour les repas, les salles réaménagées ont été dotées d’écrans et de projecteurs dans le but d’accueillir des réunions et congrès de 250 participants. L’une d’elles possède des fenêtres avec vue sur une rivière ou un paysage enneigé, selon la saison. « On voulait que cette salle devienne l’une des plus belles de la région », affirme Magali Nadeau, qui a fait carrière dans l’événementiel pour différents clients avant d’être embauchée par Soprema. « En tant qu’organisatrice, je cherchais ces lieux différents des centres de congrès avec des salles entre quatre murs. » Elle propose désormais pour ces événements d’affaires un décor pour le moins rafraîchissant.