Le titre de chef de la direction financière d’une grande entreprise est prestigieux et se mérite. Marrouane Nabih, de CCM Hockey, en est un exemple probant. À 40 ans, ce jeune gestionnaire de haut niveau s’est donné les moyens d’atteindre ses objectifs.

Stéphane Champagne Stéphane Champagne
Collaboration spéciale

Comment êtes-vous devenu, à 40 ans, chef de la direction financière d’une marque aussi prestigieuse que CCM Hockey ?

Je suis en poste depuis à peine trois mois ! En 2017, j’ai gagné le concours « Les as de la finance », organisé par Financial Executives International (FEI) Canada. Ça a augmenté ma visibilité et ç’a été un tremplin pour moi. Avant d’arriver chez CCM, j’ai occupé de hautes fonctions dans quatre secteurs : les pâtes et papiers, les produits chimiques, les ressources humaines et l’aluminerie. Je ne suis pas seulement une personne de chiffres ; je m’intéresse à tout ce qui se fait dans une entreprise. Dans les pâtes et papiers, où j’ai travaillé une bonne partie de ma carrière, je me suis beaucoup intéressé aux opérations et aux processus de fabrication. Je suis quelqu’un de très curieux qui aime comprendre comment fonctionnent les choses. J’imagine que ça a plu aux gens de CCM Hockey.

Qu’est-ce qui caractérise un bon chef de la direction financière ?

Un bon chef de la direction financière doit être une sorte de chef des communications. Son rôle va au-delà de la comptabilité financière. Plus que jamais, un CFO doit non seulement avoir fait des études universitaires, mais il doit également posséder une grande expérience tout en étant quelqu’un de très énergique. Il n’est pas juste le bras droit du PDG ; il est aussi le partenaire stratégique de tout le monde. Il doit regarder vers l’avant, s’assurer que l’entreprise atteint ses objectifs, qu’elle compte les bonnes personnes dans ses rangs et utilise les bonnes ressources et les bonnes technologies.

Vous êtes né au Maroc. Vous parlez quatre langues (français, anglais, espagnol et arabe). Parlez-moi de votre parcours.

J’avais 8 ans quand j’ai quitté le Maroc pour le Québec. J’ai grandi et fait mes études universitaires à Trois-Rivières. J’ai vite compris que pour me faire des amis, je devais apprendre à jouer au hockey. J’ai d’ailleurs appris à patiner très jeune, avant même de bien parler français. J’ai déjà été chef de la direction financière chez Randstad, mais uniquement pour le territoire canadien. Chez CCM Hockey, je suis CFO global, c’est-à-dire que je m’occupe de nos activités en Amérique du Nord, en Europe, de même qu’avec nos partenaires en Asie. D’ici 2019, j’aurai conclu un MBA que j’ai entrepris à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

Quelles sont vos ambitions chez CCM Hockey ?

On veut être la marque la plus reconnue et la plus profitable de la planète dans le domaine du hockey. On veut attirer les gens dès la base et les fidéliser. On veut créer un mode de vie CCM. Notre croissance passe bien sûr par l’Amérique du Nord et l’Europe, mais aussi de plus en plus par la Chine et d’autres pays.