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Entrevue avec Monique Leroux

Perpétuer la tradition d'innovation

Monique Leroux... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)

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Monique Leroux

PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE

Jean Gagnon
La Presse

C'est à titre de présidente du conseil et chef de la direction du Mouvement Desjardins et de membre du conseil d'administration de l'Alliance coopérative internationale que Monique Leroux présidera le Sommet international des coopératives qui se tient à Québec du 6 au 9 octobre 2014. Elle a répondu à nos questions.

Q Nous en sommes au 2e Sommet international des coopératives, le premier ayant eu lieu en 2012, également à Québec. S'agit-il d'un événement qui se tiendra chez nous tous les deux ans?

RÀ l'origine, l'idée était d'organiser un rendez-vous mondial incontournable autant pour des chefs d'entreprises coopératives mutualistes que pour tous nos partenaires. Comme partenaire fondateur, nous avons été là en 2012 et nous y sommes encore en 2014. Mais vous comprendrez qu'il s'agit d'un travail gigantesque. Il s'agit probablement du plus gros événement socio-économique au Canada. Après le Sommet, il faudra à nouveau évaluer si les objectifs ont été atteints et s'il y a lieu de poursuivre.

Q Pouvez-vous nous expliquer quels sont ces objectifs?

R En 2012, rappelez-vous, c'était l'Année internationale des coopératives. Le sommet était une première, et l'objectif était de nous faire connaître. Et cela s'est concrétisé par une déclaration sur l'importance des coopératives que je suis personnellement allée déposer à l'Organisation des Nations unies (ONU).

Q Quels sont les objectifs en 2014?

R Il faut maintenant aller plus loin et apporter de la valeur aux entreprises et aux intervenants qui participeront au Sommet. C'est pourquoi le grand thème est l'innovation. Rappelez-vous, les coopératives sont nées d'une innovation. Entre autres, rappelons que la première caisse pop à Lévis fut une innovation qui permit à l'époque de répondre à un besoin d'accès au crédit. Il ne faut pas perdre cette aptitude à innover si on ne veut pas se faire tasser.

Q Quels seront les grands sujets qui seront abordés lors de ce 2e Sommet?

R Ils seront nombreux et ils font l'objet de 27 études mondiales dont la présentation sera faite au Sommet. Parmi ces sujets, notons l'emploi, la sécurité alimentaire, les coopératives de santé et l'énergie. Les coopératives, ce sont 250 millions d'emplois directs à travers le monde et une multitude d'autres empois indirects. La sécurité alimentaire, ce sera un des grands sujets de demain à l'échelle planétaire. Quant aux coopératives de santé, plus de 80 millions de personnes les utilisent actuellement dans le monde.

Q Certains comparent le Sommet des coopératives au Forum économique mondial qui se tient chaque année à Davos. Ont-ils raison?

R En effet, les deux événements sont probablement de plus en plus comparables. Par exemple à Davos, en plus des conférences, on organise des soupers réunissant un certain nombre de personnes qui traitent d'un sujet en particulier Nous allons tenter l'expérience cette année à Québec en tenant un souper à l'extérieur des lieux du Sommet, soit au restaurant le Saint Amour, dont le sujet sera l'évolution de la gouvernance dans le monde coopératif. Yvan Allaire sera présent afin d'animer la discussion avec quelques autres personnalités du monde des coopératives, dont le président de Crédit Mutuel.

Q Il y aura aussi une exposition, nous dit-on?

R En effet, et c'est nouveau cette année, il y aura une exposition à laquelle le grand public sera convié durant la journée du 7 octobre. Les plus grandes coopératives et mutuelles du monde entier provenant de tous les secteurs ainsi que leurs partenaires d'affaires y participeront.

Q Pour la ville de Québec, le Sommet des coopératives, c'est beaucoup plus que quatre jours de conférences, n'est-ce pas?

R Des gens provenant d'Allemagne, du Japon, de Singapour, d'Amérique du Sud, en fait d'un peu partout dans le monde, commenceront à arriver dès le vendredi. J'y serai moi-même, et des activités sont prévues durant toute la fin de semaine. On estime que les retombées économiques sont de l'ordre de 15 millions. Par exemple, c'est plus de 50 000 repas qui seront servis aux participants durant l'événement.

Q Êtes-vous satisfaite du développement des entreprises coopératives depuis la tenue de dernier Sommet il y a deux ans?

R Je vous réponds oui, mais avec une certaine prudence, car je n'ai pas la prétention de connaître tous les secteurs. Dans notre milieu, je peux vous confirmer que la croissance organique a été très bonne. Mais là où nous pouvons faire mieux, c'est au chapitre de l'intercoopération entre les groupes. Desjardins pose des jalons en ce sens, mais espérons que, sur le plan international, il y en ait beaucoup plus.

Q Votre mandat de présidente de Desjardins se terminera en mars 2016. Serez-vous de l'organisation d'un autre Sommet?

R Si les autres partenaires tels l'Alliance coopérative internationale, dont je siège au bureau de direction, la Ville de Québec et les gouvernements le veulent, et la décision se prendra début 2015, cela m'intéressera sûrement, et j'espère que ce Sommet se déroulera à nouveau à Québec




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