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Relancer Montréal

Les commerces sont ouverts pendant les travaux, mais le seront-ils après ?

Philippe Dubuc, créateur de mode... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)

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Philippe Dubuc, créateur de mode

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE

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Philippe Dubuc
La Presse

Mon quartier d'adoption, le Plateau-Mont-Royal, est devenu un vrai labyrinthe pour les automobilistes qui veulent s'y rendre. Il est de plus en plus ardu d'y accéder. Sens uniques, cul-de-sac, travaux de voirie à répétitions, tous ces facteurs contribuent au détriment de l'activité commerciale du secteur. Résultat? Les résidants de mon quartier qui ont payé à coûts exorbitants leur demeure doivent utiliser leur voiture pour aller faire leur shopping ailleurs.

Il y a de cela quelques années, le Plateau Mont-Royal était cité à l'international étant le quartier de l'Amérique du Nord le plus cool et le plus branché. Il est devenu aujourd'hui un quartier-dortoir. À vouloir à tout prix y limiter son accès en voiture, nous avons créé, dans l'esprit des gens, une peur collective de s'y aventurer sans pester et sans y laisser sa paye en frais de contravention.

À vouloir rendre ce quartier tellement paisible, monsieur le maire, vous ne nous donnez plus le choix de le contourner pour aller faire nos emplettes ailleurs. Et en tant que commerçant, vous ne m'avez pas donné d'autre choix que de le quitter et de relocaliser une de mes boutiques dans un autre arrondissement. Bien que je sois un fervent défenseur du Plateau, moi qui y habite et y travaille depuis deux décennies, bien que je prenne toujours plaisir à marcher pour me rendre à mes studios de création, il m'apparaît maintenant impensable de continuer à faire du commerce dans la rue Saint-Denis. Pourquoi payer plus de 3000$ par mois en frais de taxes foncières qui ne cessent d'augmenter, en plus du loyer astronomique sur cette rue qui offre de moins en moins de services et qui attire de moins en moins de consommateurs? Voilà la décision que j'ai prise, celle d'aller faire du commerce ailleurs et cet ailleurs, je l'appelle le Vieux-Montréal.

Les quartiers évoluent et se densifient, mais pourquoi faut-il que cela se fasse au détriment d'autres quartiers qui peinent à se remettre de mauvaises gestions? Les décisions municipales de vouloir opérer à coeur ouvert les artères commerciales en simultané jouent un rôle néfaste pour la survie des commerçants. La plomberie se fait vieillissante et nous devons la remplacer, mais pendant ce temps, les commerces agonisent sans que nos dirigeants semblent s'en préoccuper pour autant. Sommes-nous en train de répéter le désastre commercial du boulevard Saint-Laurent par tous ces travaux mal coordonnés? Car ce sera bientôt le tour de la Sainte-Catherine et de la Saint-Denis de passer sous le bistouri.

Je le répéterai toujours, la qualité d'une ville passe par la qualité de ses commerçants. Nous devons, de toute urgence, donner la priorité à l'accès à nos commerces et encourager la venue de nouveaux détaillants pour dynamiser nos arrondissements et faire en sorte d'attirer la clientèle d'ici et d'ailleurs...




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