Alison K. Chave siège au comité de direction d'Otéra Capital avec tous les membres de la haute direction et travaille avec les membres du conseil d'administration, avec les chefs des risques de la Caisse et d'Ivanhoé Cambridge, filiale immobilière de la Caisse.

Martine Letarte LA PRESSE

Depuis plus de deux ans, elle est vice-présidente et chef de la direction des risques. Son défi pour les années à venir est de prouver la pertinence de ce poste encore en évolution dans l'entreprise.

Elle doit gérer au quotidien les risques liés aux prêts hypothécaires chez Otéra Capital, filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec spécialisée dans les services de financement en immobilier commercial.

«Avant, les gestionnaires de risques se contentaient souvent de souscrire à des polices d'assurance, explique-t-elle. Le poste a maintenant de plus en plus d'influence.»

«Il y a beaucoup de changements dans l'industrie, il faut être à l'affût des tendances et des nouvelles règlementations qui peuvent influencer les risques, explique-t-elle. Il faut avoir une grande capacité à faire circuler l'information dans l'entreprise et à faire des liens pour jouer un rôle-conseil qui mènera à la prise de décisions rentables.»

Pour arriver à ce poste stratégique, Alison K. Chave a parcouru du chemin depuis la fin de son baccalauréat en littérature.

Dans le domaine de l'immobilier commercial depuis plus de 25 ans, elle a travaillé en évaluation foncière, puis en financement en investissement.

«Il y a quelques années, j'étais directrice du financement institutionnel chez Desjardins, précise-t-elle. J'accordais des prêts hypothécaires sur des centres d'achats et des édifices de bureaux».

Elle est ensuite allée à la Caisse de dépôt comme gestionnaire de portefeuille en immobilier.

«Mes différents postes m'ont permis de comprendre les immeubles sous différentes facettes», affirme celle qui a été nommée incontournable de l'industrie en 2010 par le magazine Premières en affaires.

Alison K. Chave a d'ailleurs elle-même pris plusieurs risques au cours de sa carrière.

«Dès que j'avais fait le tour du jardin, je changeais de type de poste, parce que j'ai toujours aimé apprendre et être sortie de ma zone de confort.»