Montréal regroupe plus de 3000 établissements à la fine pointe de la technologie et 200 centres de recherche publics ou privés. C'est aussi près de 200 000 travailleurs dans les seuls secteurs des sciences de la vie, des technologies de l'information et de l'aéronautique/aérospatiale.

Marie-Pier Duplessis, collaboration spéciale LA PRESSE

Situé au nord de la métropole, l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville accueille chaque année plus de 10 000 élèves dans l'un ou l'autre de ses trois établissements de formation collégiale.

Le Collège Ahuntsic, un des plus grands cégeps au Québec, en compte à lui seul 6500 inscrits à l'enseignement régulier. Si celui-ci se distingue par des programmes techniques offerts en exclusivité régionale et parfois même provinciale, les collèges Bois-de-Boulogne et André-Grasset (privé) se concentrent davantage dans les formations préuniversitaires.

Dans les trois établissements, les sciences sont très valorisées, mais elles pourraient l'être encore plus, considère Danielle Nepveu, directrice adjointe des études et des services aux élèves à Bois-de-Boulogne.

«On a établi un partenariat avec l'Université de Montréal pour promouvoir les carrières scientifiques auprès de nos étudiants parce qu'on se rend compte qu'il y a une pénurie. Il y a beaucoup de programmes scientifiques qui attirent peu de personnes puisque souvent, les élèves ne connaissent pas toutes les possibilités d'emplois en sciences. Ils ne voient que la médecine.»

Pourtant, ce n'est pas le choix qui manque, avec la bio-informatique, la géographie environnementale, la biochimie et, pourquoi pas, les musiques numériques, un domaine particulièrement en demande auprès des entreprises oeuvrant dans le multimédia, notamment le jeu vidéo.

À André-Grasset, on offre la possibilité aux élèves de poursuivre une formation enrichie avec les DEC Plus en sciences de la nature et, plus récemment, en sciences humaines.

«On a bonifié les programmes par des activités complémentaires de toutes sortes; des conférences, des partenariats avec les universités, de la recherche. Chaque semaine, on réserve deux plages horaires pour ces activités, donc l'élève qui souhaite en faire plus en deux ans va trouver de quoi nourrir ses ambitions», explique la directrice générale de l'établissement, Lyne Boileau.

Finalement, le Collège Ahuntsic, qui regroupe les anciens Institut des arts graphiques et Institut de technologie Laval, s'illustre entre autres par ses programmes techniques d'impression, infographie et préimpression, technologie de médecine nucléaire et technique d'électrophysiologie médicale.

Plus de la moitié des élèves provient de l'extérieur pour bénéficier de ces formations exclusives. On y a d'ailleurs développé le programme en aéronautique, maintenant offert au Collège Édouard-Montpetit.