Comme une rivière souterraine, au travers d’une longue caverne dont les parois serviraient d’écran à des projections animées en 3D.

Publié le 9 mai
Marc Tison
Marc Tison La Presse

Le Super Aqua Club de Pointe-Calumet sera le premier parc aquatique au monde à mettre en place le Dream Tunnel, une attraction immersive conçue par l’entreprise montréalaise Vortex Structures aquatiques International.

« On a décidé de prendre une de nos attractions, une rivière lente qui était très ancienne, et de lui donner une nouvelle vocation plus moderne et technologique », indique Nadine St-Amant, présidente du Super Aqua Club. « Au lieu que ce soit un petit parcours tranquille avec des jeux d’eau, les visiteurs pourront vivre une expérience immersive à travers ce parcours. »

Immersif dans le sens d’une plongée dans un univers virtuel, et non dans l’élément liquide.

Posé sur un canal qu’on parcourt en tores gonflables – couramment appelés tubes –, ce tunnel est éclairé par des lumières DEL et des projections laser qui composent des animations 3D, au travers d’un fin brouillard de gouttelettes en suspension.

« C’est cette coordination des éléments graphiques qui crée cette unicité et cet effet innovateur pour une attraction aquatique, explique la présidente. Ce qui nous rend vraiment fiers, c’est qu’on va être les premiers à avoir cette technologie. »

La paisible attraction aquatique, ainsi revigorée, changera son nom de Marais pour celui de Rivière Zéphyr.

Parmi les quatre grandes thématiques proposées par Vortex, le parc aquatique a retenu celle de la jungle, à laquelle il a demandé qu’une touche de magie soit ajoutée. La programmation de l’animation, qui mettra en scène des végétaux, des animaux et des papillons, est en cours.

Alors que la traversée prendra une trentaine de secondes, l’animation en tunnel s’étendra sur cinq minutes, depuis le lever du jour sur la jungle jusqu’au lever de la lune, permettant aux usagers de multiplier les passages sans revivre la même expérience.

Une acquisition imprévue

Vortex avait dévoilé son Dream Tunnel lors de l’exposition de l’association des parcs d’attractions IAAPA, tenue à Orlando en novembre dernier.

Quelques jours auparavant, Nadine St-Amant avait visité l’usine de Pointe-Claire, dans l’intention d’acquérir un jeu d’eau. « Il y avait un prototype du Dream Tunnel dans l’usine, raconte-t-elle. Ils ont décidé de nous montrer l’expérience, et on est vraiment tombés sous le charme, pour la technologie, mais aussi avec l’équipe. »

L’entente a été conclue en février dernier.

Le tunnel, une construction de 75 pi (23 m) de long, doit être posé sur une section rectiligne du canal. « On a dû complètement enlever une section de notre rivière et recréer le béton, pour venir asseoir une structure qui est quand même assez imposante, avec toutes les composantes audio du projet. »

Une première

Ce tunnel est une percée : il s’agit du premier – et pour l’instant du seul – projet de Dream Tunnel mis en chantier par Vortex.

Le projet requiert un investissement de 1,3 million pour le tunnel proprement dit, plus un demi-million pour les améliorations au parcours – nouveaux jeux d’eau, mise à niveau technique, eau chauffée. « À terme, on va avoir investi près de 1,8 million. C’est quand même considérable. »

Présidente depuis mai 2019, Nadine St-Amant entreprendra sa quatrième saison estivale, laquelle sera lancée le 17 juin prochain. La nouvelle attraction devrait être inaugurée quelques jours plus tard.

« J’ai vraiment hâte, dit-elle. On a eu des exemples avec les enfants des employés qui ont testé le prototype, et à voir leur visage, j’ai hâte de voir le visage des miens. »

Ses enfants, âgés de 4 et 6 ans, seront parmi les premiers à essayer l’attraction immersive. « Mes enfants, c’est mon inspiration, c’est ce qui me fait avancer dans l’entreprise. »

Car une profonde inspiration est nécessaire avant toute immersion.

Innodal préviendra la listériose partout au Canada

PHOTO CELSO WOLFE,, FOURNIE PAR INNODAL

De gauche à droite : Frank Dempsey, directeur des opérations de Dempsey Corporation, Laurent Dallaire, président et directeur général d’Innodal, et Benjamin Dempsey, président et directeur général de Dempsey Corporation

Innodal pourra vaporiser ses vertus antimicrobiennes partout au Canada. Sa formule Inneo, qui s’attaque à la bactérie Listeria monocytogenes dans l’industrie alimentaire, sera distribuée d’un océan à l’autre par Dempsey Corporation, avec laquelle une entente vient d’être conclue. Agissant comme un bouclier, Inneo est un agent non chimique qui utilise des bactériocines, des antibactériens naturels produits par des probiotiques. La solution brevetée peut être vaporisée en surface des aliments dans les chaînes de transformation alimentaire, prévenant la contamination par la bactérie Listeria monocytogenes, agent de la listériose. Au cours des prochaines années, Dempsey distribuera les applications d’Inneo pour les viandes et les végétaux partout au Canada et pour les produits marins en Colombie-Britannique. Il s’agit de la première percée hors Québec pour l’entreprise de Lévis. Fondée en 2017 par deux confrères d’université, Innodal compte 14 employés. Son usine de production est à Longueuil.

Stelpro acquiert Métal BF

Y a-t-il surchauffe dans la production ? Le Groupe Stelpro, notamment connu pour sa gamme d’appareils de chauffage électrique, a annoncé l’acquisition de Métal BF, entreprise de fabrication de pièces métalliques sur mesure située à Terrebonne. Comptant plus d’une trentaine d’employés, Métal BF se spécialise dans l’usinage de l’acier, l’acier inoxydable, l’aluminium et le cuivre, dans un atelier de 35 000 pi⁠2 pourvu de machines-outils numériques et traditionnelles. Cette acquisition « renforcera notre capacité manufacturière en vue de répondre de façon proactive à la forte demande pour nos produits », a indiqué Yves Chabot, président du Groupe Stelpro, dans un communiqué. Métal BF conservera ses clients actuels, mais sera graduellement appelée à soutenir la production de Stelpro. Un programme pour accroître ses capacités de fabrication sera mis en place au cours des prochaines années. Entreprise familiale fondée en 1981, le Groupe Stelpro emploie plus de 600 personnes et possède des usines à Saint-Bruno-de-Montarville, à Longueuil, à Shawinigan et dorénavant à Terrebonne.

L’usine montréalaise de Serta ferme ses portes

L’usine montréalaise de matelas Serta Canada, division de SSH Bedding Canada, est entrée dans son dernier sommeil. Elle ferme définitivement ses portes pour des raisons économiques, selon l’avis de licenciement collectif transmis aux instances gouvernementales. Le licenciement, qui entrera officiellement en vigueur le 17 juin, touche 46 employés.

Digital Moment lance aux jeunes son défi Digital2030

Digital Moment a lancé le 4 mai dernier la deuxième édition de son défi Digital2030, initiative d’apprentissage en ligne qui encourage les jeunes de notre fragile planète à acquérir des connaissances numériques et à promouvoir la santé et le bien-être – vaste et noble programme. Fondé en 2013 à Montréal sous le nom Kids Code Jeunesse par Kate Arthur, Digital Moment veut initier les jeunes au codage, aux données et à l’intelligence artificielle. Étalé sur 10 ans, son programme Digital2030 crée chaque année de nouveaux défis amarrés à un ou plusieurs des 17 objectifs de développement durable des Nations unies. La première édition de Digital2030, en 2021, avait rassemblé 25 000 participants de 52 pays. Digital Moment anime deux autres initiatives : Kids Code Jeunesse, qui promeut l’initiation aux compétences numériques en milieu scolaire, et le Lab d’innovation sociale, un espace qui permettra aux jeunes d’interagir avec des leaders du secteur pour développer des solutions technologiques aux enjeux sociaux. Depuis sa fondation, Digital Moment dit avoir mobilisé 22 000 formateurs, qui ont procuré plus de 1 million d’heures de formation à 700 000 jeunes. Bref, une pépinière de futurs fondateurs de PME socialement engagées.

Consultez le site du défi Digital2030

67,9 millions

C’est l’augmentation des revenus de l’industrie québécoise du mariage en 2021 par rapport à 2020, selon une étude d’HelloSafe. Bien que le nombre de mariages célébrés entre avril et septembre 2021 ait augmenté de plus de 48 % par rapport à l’année précédente, les revenus ont connu une baisse de 36,1 % par rapport à 2019, la dernière année avant la COVID-19.