La batterie – de cuisine – dont la montréalaise Kate Swanson a eu l’idée n’est peut-être pas rechargeable, mais elle est branchée. Suffisamment pour que la collection de casseroles Stackware remporte en mars un prix au prestigieux concours Red Dot Design Award en Allemagne.

Publié le 4 avril
Marc Tison
Marc Tison La Presse

Les casseroles en acier inoxydable Stackware se caractérisent par leurs manches amovibles, ce qui leur permet de s’encastrer les unes dans les autres pour occuper un minimum d’espace dans les armoires.

Kate Swanson en a eu l’inspiration dans sa cuisine de l’avenue De Chateaubriand.

« L’idée vient du fait que j’adore cuisiner et que je passe beaucoup de temps dans ma cuisine », relate-t-elle.

Que ce soit à Montréal ou à Toronto, où elle a aussi habité, elle peinait à y ranger tous ses ustensiles.

« Ça m’a fait réaliser que ce n’étaient pas mes appartements qui étaient trop petits, mais les produits qui étaient mal conçus. J’ai pensé qu’avec un bon design, on pourrait trouver une solution. »

Ah ! Elle est designer ?

« En fait, je suis avocate », répond la jeune femme.

Elle exerçait encore le droit quand le problème s’est posé et que l’évidence s’est imposée : il fallait retirer les manches.

En 2017, elle a mis un terme à cinq ans de carrière juridique pour fonder son entreprise, qu’elle a nommée Ensembl. « J’y croyais suffisamment et j’avais le sentiment qu’il y avait une demande pour ce genre de produit. »

Le principe des manches amovibles n’était pas nouveau. Tout résidait dans la manière. « Je savais que ce manche devait donner une impression de sécurité tout en étant très facile à utiliser. Le design et le développement ont été ardus et nous y avons consacré les premières années de notre entreprise. »

Le design

Elle a confié la tâche de raffiner le concept au designer américain Chris Harsacky, installé à San Francisco, dont elle avait entendu parler par amis interposés.

Il a conçu un long manche qui s’agrippe fermement à l’une des deux poignées des casseroles. Comme deux oreilles placées à la verticale, les deux poignées d’acier sont soudées au laser plutôt que rivetées, ce qui procure une liaison parfaitement lisse.

Le manche s’engage dans leur ouverture centrale et vient se bloquer en position grâce à un loquet actionné au doigt par un bouton. Le mécanisme, en instance de brevet, est discrètement placé sous le manche, laissant l’impression d’une casserole ordinaire quand ce dernier est en place. Les minces couvercles en verre trempé sont munis d’une poignée repliable à plat.

Pour fabriquer sa batterie, Kate Swanson a repéré sur l’internet quelques fabricants chinois, leur a demandé des échantillons, puis est allée rencontrer sur place les meilleurs candidats. Elle a retenu les services d’une entreprise familiale spécialisée dans la stratification métallique.

Les premières pièces auraient dû être expédiées au printemps 2020, mais la pandémie a repoussé la livraison au début de 2021.

La distribution en ligne sur le site transactionnel de l’entreprise s’est d’abord concentrée sur le marché américain, « mais nous espérons présenter notre produit à davantage de gens au Canada, et au Québec en particulier », explique la présidente fondatrice.

Un ensemble complet de six casseroles, incluant trois poignées et cinq couvercles, coûte 1390 $.

Un Vendredi vraiment fou

En novembre dernier, quelques jours avant l’Action de grâce américaine et son indissociable Black Friday, un article dans le Wall Street Journal avait placé la batterie Stackware au rang des 11 meilleurs cadeaux à offrir aux (vrais) amateurs de vins et de bonne chère.

Kate Swanson était jusqu’alors convaincue que son entrepôt de Mississauga contenait assez de casseroles pour répondre à la demande des Fêtes, mais le Vendredi fou a mérité son nom et en une demi-journée, son stock s’est épuisé. Une autre livraison était en route, mais elle a été écoulée en prévente des Fêtes avant même son arrivée.

Résultat, « on a eu une croissance de 700 % au quatrième trimestre ».

L’entreprise, où son conjoint l’a rejointe, compte maintenant cinq employés, répartis au Canada et aux États-Unis. Ce n’est que tout récemment que son siège social s’est déplacé de l’appartement de l’avenue De Chateaubriand à un local sur le boulevard Henri-Bourassa Ouest.

Pour répondre de plus près à la demande américaine, Ensembl va ouvrir un entrepôt aux États-Unis d’ici la fin d’avril.

Kate Swanson prévoit lancer sous peu des accessoires complémentaires, et s’attaquera ensuite à un autre produit emblématique : « Il y a plusieurs autres articles mal conçus dans nos maisons, qu’une façon différente de voir les choses pourrait rendre plus esthétiques et plus fonctionnels. »

Consultez la collection Stackware (en anglais)

Un employeur accorde une journée fériée pour le Jour de la Terre

PHOTO FOURNIE PAR TOTAL FABRICATION

L’usine de Total Fabrication est située à Saint-Alexandre-de-Kamouraska.

Ce ne sont pas les employés de Total Fabrication qui s’en plaindront. Le directeur général de l’entreprise de Saint-Alexandre-de-Kamouraska, Anthony Poitras, vient d’instituer une journée fériée pour le Jour de la Terre, le 22 avril. La diminution des déplacements contribuera à réduire la production de gaz à effet de serre. Le fabricant des produits ménagers et savons corporels de marque Pure ne se lave pas les mains de ses responsabilités environnementales : il offre gratuitement à ses 40 employés une formation en ligne de Florence-Léa Siry sur le Défi Zéro Gaspi. Il ne s’agit pas d’une unique occasion : le congé payé s’inscrit dorénavant dans le calendrier de l’entreprise. Anthony Poitras incite d’ailleurs les employeurs soucieux de la santé de la planète à suivre son exemple. En matière d’environnement, « chaque petit geste fait partie de la solution », a-t-il indiqué dans son communiqué. « J’invite donc tous les entrepreneurs qui souhaitent faire la différence à emboîter le pas en offrant cette journée à leurs employés. Il s’agit bien sûr d’une action symbolique, mais si plusieurs embarquent, ça peut avoir un réel impact. » Une initiative que tout employé écologiste (ou non) ne peut qu’encourager.

Tennis Canada opte pour le système de stockage électrique de Termaco

PHOTO FOURNIE PAR TERMACO

L’usine de Termaco et une unité de stockage et de recharge électrique modulaire TREE, pendant une visite du ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, en janvier dernier.

Ils jouent en double : le 28 mars, Tennis Canada a conclu avec la québécoise Termaco une entente pour l’acquisition de son système intelligent de stockage et de recharge électrique modulaire TREE. L’appareil évitera au stade IGA de recourir aux polluantes génératrices au diésel. Entièrement conçu et fabriqué au Québec, le Termaco Reserve Electrical Energy (TREE) est un système de stockage électrique au lithium-ion. Les cabines modulaires, fixes ou mobiles, peuvent se combiner « comme des blocs LEGO », indique le président de Termaco, Miro Yaghi. « Les unités peuvent être branchées sur le réseau d’Hydro-Québec, ou sur une unité solaire, que nous avons conçue également », indique-t-il. L’unité de 550 kWh acquise par Tennis Canada servira de système d’appoint en cas de panne de courant durant les grands évènements estivaux au stade IGA et aidera en hiver à écrêter les pointes de demande par grand froid.

Une nouvelle plateforme pour acheter et vendre des franchises

Une nouvelle plateforme dont le promoteur ne manque pas d’appétit… Dès son lancement, GoBuyBiz.com, une nouvelle plateforme sécurisée qui met en relation vendeurs et acheteurs d’entreprises, de franchises et d’immeubles commerciaux au Canada, annonce son association avec le Groupe d’alimentation MTY. La plateforme web et mobile publie les annonces des vendeurs et offre aux acheteurs divers outils, tels un moteur de recherche, la gestion de la confidentialité, une classification intelligente et des notifications automatisées. Elle propose également aux vendeurs un service d’accompagnement. Selon son fondateur, David Banford, l’entreprise de Québec a passé trois ans en recherche et développement pour la mettre sur pied. Il s’agit de la seule plateforme 100 % canadienne et bilingue, fait-il valoir. Grâce à son partenariat avec le Groupe MTY, GoBuyBiz.com compte multiplier ses adhérents de manière exponentielle, y compris au-delà du Canada. Le Groupe d’alimentation MTY est l’un des plus importants franchiseurs de l’industrie de la restauration en Amérique du Nord, avec des marques comme Thaï Express, Sushi Shop et Bâton Rouge.

Le chiffre

349 993 $

C’est, au dollar, près l’aide gouvernementale accordée à Cyberkar, une entreprise spécialisée dans l’intégration de systèmes technologiques dans les véhicules d’urgence, pour mener à bien la transformation d’une Ford Mustang Mach-E en voiture de patrouille électrique pour le Service de police de Repentigny. Le projet de 699 986 $ est soutenu à 50 % par le Programme innovation, géré par Investissement Québec.