La pandémie a incité plusieurs entreprises manufacturières à faire preuve de créativité pour livrer des produits permettant d’atténuer ses dommages. Aireau est l’une d’elles.

Jean-François Codère Jean-François Codère
La Presse

L’innovation

Le Maximed est un capteur d’aérosols conçu spécialement pour une utilisation dans le milieu de la santé. Placé au-dessus du visage d’un patient, un peu à la façon d’une lampe de dentiste, il aspire les pathogènes expirés par celui-ci et sécurise l’environnement pour le personnel médical.

Qui ?

Aireau est un concepteur et fabricant d’équipements d’aération depuis 1992. Il s’est notamment spécialisé dans les humidificateurs pour hôpitaux. Il est installé à Bois-des-Filion, dans la couronne nord de Montréal, et compte environ 45 employés.

La première mission qu’on s’est donnée, c’est de sauver nos médecins.

Martin Brisebois, président et fondateur d’Aireau

Le produit

PHOTO FOURNIE PAR AIREAU

Un Maximed dans un hôpital des Laurentides

– Le Maximed a déjà été approuvé par Santé Canada et divers autres organismes de certification comme l’Association canadienne de normalisation (CSA), Underwriters Laboratories (UL), etc.

– On en trouve présentement une vingtaine d’exemplaires dans des salles d’opération et d’oto-rhino-laryngologie d’hôpitaux des Laurentides, ainsi que quatre dans des hôpitaux du Colorado.

– La machine a bien entendu été développée en réponse à l’arrivée de la COVID-19, mais elle peut aussi être utile pour d’autres virus, notamment le SRAS ou la tuberculose.

– La plupart des salles d’opération projettent l’air depuis le plafond, puis l’aspirent le long des murs, explique M. Brisebois. Sans appareil comme le Maximed, l’air qui « tombe » sur les patients est ensuite naturellement redirigé vers le personnel qui l’entoure, exposant celui-ci.

– L’air aspiré par le Maximed est filtré, puis peut être redirigé vers les prises de retour d’air de la salle ou dans un tuyau.

– Selon Aireau, l’appareil permet de réutiliser plus rapidement les salles d’opération après le passage d’un patient infecté, dégageant des économies et de la capacité.

– Pour l’instant, tous les appareils sont fabriqués au Québec, mais l’entreprise a déjà identifié des sous-traitants aux États-Unis et possiblement en Allemagne si la demande devait la dépasser.

Dans l’avenir

L’appareil est présentement en attente de certification aux États-Unis et en Europe, mais cela ne freine pas sa commercialisation sur ces territoires.