C’est parce qu’il était un très mauvais apiculteur amateur que Marc-André Roberge s’est intéressé de plus près au fonctionnement des ruches. « Quand on commence, c’est difficile, raconte-t-il. J’ai commencé à réfléchir et je me suis rendu compte que je n’étais pas le seul à avoir des problèmes. » En fait, il a réalisé assez vite que les apiculteurs commerciaux étaient eux aussi à la recherche de solutions pour améliorer leurs opérations.

Hélène Baril Hélène Baril
La Presse

C’est le cas de le dire, le jeune entrepreneur formé en design industriel a « eu la piqûre ».

Il s’est associé à Xavier Briey et à Evan Henry dans Nectar, une jeune pousse technologique consacrée à la santé et à la productivité des ruches.

Le produit

Nectar a conçu un capteur qui, une fois installé dans la ruche, recueille des données sur les variations de température ou le niveau sonore. Une fois analysées, ces données génèrent de l’information sur le comportement et la santé des abeilles qui permet de réagir rapidement lorsqu’un problème se présente.

La petite entreprise teste actuellement la version commerciale de son produit auprès d’une quinzaine d’apiculteurs qui ont entre 1000 et 25 000 ruches.

Rapidement, Nectar s’est aperçue que son marché potentiel était énorme. L’entreprise travaille par exemple avec les agriculteurs qui dépendent des abeilles pour polliniser leurs cultures. Elle ne leur offre pas tant un produit qu’un service, soit l’analyse des informations que son outil permet de recueillir enrichie par les algorithmes de l’intelligence artificielle.

La technologie se met au service des abeilles, résume Marc-André Roberge. C’est ce qui fait l’intérêt de Nectar, selon lui.

On fait parler la nature, ce qui est plutôt rare dans une entreprise technologique.

Marc-André Roberge

L’avenir

PHOTO FOURNIE PAR L’ENTREPRISE

La technologie de Nectar à l’œuvre dans une ruche

Nectar a neuf employés et beaucoup d’ambition. L’entreprise, qui a bénéficié du programme FounderFuel pour faire ses premiers pas, est sur le point de conclure un premier tour de financement en capital de risque.

Une étape importante vers les ligues majeures pour Marc-André Roberge et ses associés, qui se consacrent exclusivement à l’entreprise et qui sont là pour le long terme.