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La petite biotech EnGene triplera de taille

Anthony Cheung, président d'EnGene, a déménagé son entreprise... (PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Anthony Cheung, président d'EnGene, a déménagé son entreprise de Vancouver à Montréal il y a environ un an. Il estime pouvoir recruter facilement une vingtaine d'employés expérimentés dans la prochaine année.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

Une nouvelle ronde de financement, à laquelle participe le Fonds de solidarité FTQ, permettra à une petite entreprise de biotechnologie de tripler sa taille et de poursuivre le développement de sa technologie thérapeutique.

«Ce financement est très important puisqu'il nous permettra d'entreprendre des études cliniques sur les humains et de chercher de nouvelles applications», a déclaré le président et chef de la direction d'EnGene, Anthony Cheung, dans une entrevue avec La Presse Affaires.

EnGene a conçu une technologie de livraison de gènes aux cellules du tube digestif. Il s'agit de favoriser une immunothérapie des muqueuses afin de contrer des maladies auto-immunes, comme la maladie inflammatoire chronique de l'intestin (MICI).

EnGene a déjà amassé de nombreuses données sur les effets de sa technologie sur les animaux, mais il est temps de passer du côté des humains. M. Cheung s'attend à enclencher ces études cliniques d'ici une vingtaine de mois.

Formulation orale

La petite entreprise cherchera également à élargir le champ d'application de sa technologie en lui donnant une formulation orale. Autrement dit, en créant ce que M. Cheung appelle une «pilule génétique».

Celle-ci livrerait le code génétique d'une protéine thérapeutique directement dans l'intestin afin de susciter sa sécrétion. Dans les faits, il s'agirait de transformer l'intestin en «usine à protéines thérapeutiques», qui iraient par la suite accomplir leur boulot dans le reste du corps.

M. Cheung espère entreprendre d'ici trois ans des études cliniques sur la livraison d'insuline par voie orale.

«C'est bon pour les actionnaires, s'est-il exclamé. Un grand nombre de biotechs sont basées sur un seul produit. Ce que nous avons, c'est une plateforme qui peut avoir des applications dans différents secteurs.»

À l'heure actuelle, EnGene compte une dizaine d'employés. Dans un an, elle devrait en compter une trentaine. M. Cheung ne s'attend pas à avoir de difficultés à recruter du personnel qualifié.

«Montréal a une grande tradition dans le développement de médicaments, explique-t-il. Au cours des trois ou quatre dernières années, plusieurs grandes sociétés pharmaceutiques, qui étaient ici depuis des décennies, sont parties. Ça a laissé un grand nombre de gens très expérimentés qui sont maintenant disponibles.»

Relocalisation

Il s'agit d'une des raisons qui ont amené EnGene à quitter Vancouver pour Montréal, il y a environ un an. En outre, cette relocalisation constituait une des conditions pour une première ronde de financement de 13,25 millions de dollars, menée par le fonds d'investissement Lumira Capital.

Lumira Capital fait partie d'une deuxième ronde de financement de 13,25 millions, qui sera annoncée ce matin. Cette fois-ci, c'est Forbion Capital Partners qui pilote le financement, auquel participe aussi Pharmstandard International et le Fonds de solidarité FTQ.

Le Fonds a été séduit par l'entreprise et sa technologie, mais aussi par son président.

«EnGene est dirigé par un jeune entrepreneur très dynamique, très résilient, prêt à délocaliser son entreprise et sa famille pour s'installer au Québec, a indiqué Didier Leconte, directeur des investissements en sciences de la vie au Fonds. Il pourrait faire partie de ces entrepreneurs en série qui pourraient redonner ses lettres de noblesse au Québec dans le domaine des sciences de la vie.»




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