Source ID:582965; App Source:cedromItem

PME: objectif, la terre entière

Didier Gombert, président et directeur général d'Objectif Lune,... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)

Agrandir

Didier Gombert, président et directeur général d'Objectif Lune, a acquis sept entreprises étrangères en l'espace de 10 ans et déploie aujourd'hui sa force de vente dans une cinquantaine de pays.

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE

Martin Primeau

Collaboration spéciale

La Presse

Prendre sa place dans un autre pays commande parfois qu'on s'y installe résolument. Et s'il existe une façon rapide d'y arriver, c'est bien par l'entremise d'une acquisition. Didier Gombert, président et directeur général d'Objectif Lune, a vécu l'expérience à plus d'une reprise et nous raconte comment il gère aujourd'hui 24 bureaux de vente répartis ici et là sur la planète.

C'est en 1993 que Didier Gombert lance avec deux associés une entreprise qui allait faire sa place dans l'industrie naissante du logiciel pour imprimantes numériques et de l'impression de documents à données variables.

Son nom: Objectif Lune. Une dénomination évidemment inspirée du titre du célèbre album de Tintin. Mais avant tout une belle façon de «symboliser l'imaginaire», raconte son président et cofondateur.

N'empêche, la petite entreprise montréalaise affichait aussi par là ses couleurs: elle n'allait pas limiter son terrain de jeu au territoire canadien.

«Le premier marché auquel on s'est intéressés, ç'a été les États-Unis, et non pas le Canada, raconte d'ailleurs Didier Gombert. Le Nord-Est américain se voyage bien en voiture, alors qu'ici, il faut prendre l'avion pour atteindre les grands centres.»

En plus des États-Unis, l'entreprise se tourne d'emblée du côté de l'Europe et ouvre un bureau de vente en Allemagne. Une opération qui a toutefois mis du temps à devenir rentable, raconte Didier Gombert. «On s'attend généralement à ce qu'une filiale prenne trois ou quatre ans avant de décoller, mais on a bien vite réalisé que ça allait prendre plus de temps là-bas», confie-t-il.

Devant ce constat, et après y avoir laissé 750 000$, les partenaires d'affaires allaient devoir prendre une décision. «On s'est dit: «Soit on se retire du marché, soit on fonce», ajoute l'ingénieur de formation. On a remarqué qu'un compétiteur avait peut-être ce qu'il nous fallait et on l'a acheté.»

C'est forte de cette acquisition étrangère qu'Objectif Lune a finalement réussi à s'implanter dans les territoires germanophones. Le bureau, qui comptait alors une dizaine d'employés, mise aujourd'hui sur une trentaine de travailleurs.

À celui-là se sont ajoutés un bureau français, aujourd'hui de même taille, puis d'autres ici et là en Europe, bâtis entre autres grâce à une vague d'acquisitions à l'étranger. Au total, Objectif Lune aura acheté sept entreprises en l'espace de 10 ans, et ce, aussi loin qu'en Australie.

Intégration

Misant aujourd'hui sur 24 bureaux de vente sur la planète, Didier Gombert explique l'une des raisons du succès de son entreprise. «Les gens aiment faire affaire avec les leurs», dit-il, soulignant que la culture d'affaires varie beaucoup d'un pays à l'autre.

Des différences culturelles en vente qui se révèlent aussi du côté de l'organisation du travail, souligne-t-il. L'entreprise montréalaise a donc préféré s'adapter à la culture de chacune de ses divisions plutôt que d'imposer ses manières de faire nord-américaines.

«Je ne dirais pas que c'est la recette à suivre parce que parfois, on a été trop conciliants, confie Didier Gombert, mais il faut trouver le juste équilibre pour que ça fonctionne.»

C'est justement pour assurer cet équilibre que le président d'Objectif Lune passera le mois qui vient à visiter chacune de ses divisions européennes. Dans l'année, il prévoit même séjourner 160 jours à l'étranger pour s'assurer que les divisions dans leur ensemble ne fassent qu'un.

«Ma philosophie, c'est que chacun des employés doit pouvoir entrer en contact avec son patron», ajoute-t-il pour justifier cette façon de faire.

Objectif Lune

LE DÉFI

Objectif Lune cherchait à percer le marcher européen. Plusieurs années après l'ouverture d'un bureau en sol allemand, les affaires ne décollaient toujours pas.

LA SOLUTION

Pour assurer la croissance de ses ventes, l'entreprise a fait une acquisition en sol étranger. Une première qui allait en précéder six autres en 10 ans.

LE PORTRAIT

Entreprise: Objectif Lune

Année de fondation: 1993

Employés: 250, dont 75 au Québec

Propriétaires: Didier Gombert, Peter Van Schaick et Martin Dallaire

Secteur: Conception de logiciels de gestion de documents




Les plus populaires : Affaires

Tous les plus populaires de la section Affaires
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer